mercredi 27 mars 2013

Ballade à Paris, du soir au matin





Je ne suis pas peu fier d'annoncer la première collaboration de DamNed à ce blog. Première collaboration tout en délicatesse qui nous propose une superbe balade/ballade à la découverte du Paris nocturne. Le plus beau dans l'histoire c'est qu'on annonce déjà une suite. Mais il vaut mieux que je lui laisse la parole.
Till


Un petit film pour les oreilles, en dehors des repères du temps. On y rencontre le Paris des Parisiens et un peu le Paris des touristes, on s’y penche sur la Seine et on met les ponts en perspective. La nuit tombe doucement sur des saynètes de la rue, des cafés aux clients variés, pendant qu’il fait presque noir dans quelques petites rues oubliées et vides. On n’est pourtant jamais loin du complémentaire, quitte à se faire des surprises. On traverse un grand poème d’Aragon, et le jour se lève avant l’arrivée des travailleurs du matin, qui ont encore le temps de rêver les yeux ouverts dans le métro du matin.


DamNed


01 – Les Mystères de Paris – Etienne Grandjean et la Nouvelle Société
02 - L’accordéon désaccordé – Jacques Higelin
03 – Rive Gauche – Alain Souchon
04 – Le Bateau-mouche – David McNeil
05 – Le Vent – René Aubry
06 – Dans la salle du bar-tabac de la rue des Martyrs – Pigalle
07 – Sex, accordéon et alcool – Java
08 – Quartier Saint-Merri – Azzola, Caratini, Fosset
09 – Je suis snob – Boris Vian
10 – Les amants de la place Dauphine – Françoise Kucheida et Pierre Barouh
11 – Paris s’éveille – Jacques Dutronc
12 – Le parc Montsouris – Jacques Higelin
13 – Le poinçonneur des Lilas – Serge Gainsbourg
14 – Les passantes – Francis Cabrel
15 – Sous le ciel de Paris – La Campagnie des Musiques à Ouïr

Ici une balade qui musarde de rue en rue, les morceaux fondus les uns dans les autres.
une balade qui s'arrête à chaque station d'omnibus.


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vendredi 15 mars 2013

Et bien moi je n'irai pas !





Le 15 juillet  prochain Neil Young et son Crazy Horse seront en concert au théâtre antique de Vienne. Quand j'ai vu l'affiche j'ai pensé que ce serait une bonne idée d'aller voir le vieux Young en couple. Nous ne l'avons jamais vu en concert et sa dernière pilule psychédélique montre un retour en forme intéressant.

Mais il est une autre pilule, autrement plus difficile à avaler : le prix. Les tarifs, divisés en trois catégories, s'étalent de 67.50€ à 122.50€. 67.50€ pour être installé tout en haut des gradins où certes, grâce aux Romains,  on entend très bien mais où on ne voit rien ou presque.

Depuis le temps que je fréquente des concerts de rock et de jazz au théâtre antique de Vienne - ça remonte à plus de 30 ans - j'ai toujours connu les tarifs uniques qui permettaient de s'installer à sa guise dans les gradins ou dans le proscenium - la fosse quoi. Cette fois on me propose - si être assis tout en haut, au pied de Notre-Dame du Pipet, ne me convenait pas - d'être debout dans le proscenium pour la modique somme de 95€.

Je fais partie de ces vieux cons qui s'acharnent encore et toujours à convertir en francs certaines sommes en euros quand ça les arrange. 65€ à deux ça représente 850 F. Dans la fosse ça monte à 1250 F. Pour un concert ? De qui se moque-t-on ? De moi manifestement et de tous ceux qui ont envie d'aller voir un vieux héros du rock sans devoir contracter un emprunt auprès de leur banque.

Je ne sais pas qui est responsable d'un tarif aussi prohibitif. Est-ce le Loner qui prépare tardivement sa retraite après avoir oublier tout sa vie de cotiser auprès d'une caisse du même nom ? Est-ce le vieux chef indien qui est devenu aussi fou que son cheval ? Est-ce l'organisateur (un EPIC, Etablissement Public à caractère Industriel ou Commercial a pris le relai depuis quelques années de Vienne Action Culturelle) ? Est-ce la mafia russe ? L'intelligentsia judeo-maçonnique (ta mère) ? Les forces de Véga ? Les Klingons ?
Je ne sais pas. Je me méfie des Klingons, mais en regardant les tarifs des autres concerts du Crazy Horse en France j'ai un élément de réponse.

Ce que je sais par contre c'est que je n'irai pas à ce concert. Il y a quelques mois j'ai vu Blurt pour 9 €. NEUF EUROS !

Sorry Mr Young. On se verra une autre fois. Peut-être.


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 Till

jeudi 28 février 2013

Juke-Box Mental #17.1 - Le Salon Des Refusés

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Le plaisir éprouvé à composer le juke-box mental pour le Club de Jimmy a, malgré tout, laissé de la place à la frustration. Celle de devoir écarter des chansons, des artistes, parce qu'il faut faire des choix drastiques, impitoyables, au nom de la cohérence de l'ensemble, à cause de la limite des 15 titres, parce qu'il y a des règles. Mais les règles n'empêchent pas une séance de rattrapage pour montrer une autre vision de ce qu'aurait pu être ce juke-box mental. Une façon aussi de réparer les injustices de la première compilation.

Alors, comme pour les peintres impressionnistes, exclus du Salon officiel de l'Académie, voici mon Salon des Refusés. :


01. Chanson pour la route : Dropkick Murphys - The Rocky Road To Dublin
Une route caillouteuse et une route très rock que nous proposent Dropkick Murphys, des irlando-américains de Boston, plus électriques que les Pogues, des racines celtes sous amphétamine.

02. Chanson pour la soif : Gogol Bordello - Alcohol
Qui a bu boira ! Ceux-là chantent la fin de soirée alcoolisée, à boire jusqu'à plus soif.

03. Chanson sexy : Willy Deville - Demasiado Corazon
Ah quand Willy envoie les trompettes mexicaines ça me fait des ..., et puis des ...

04. Chanson en colère : Jacques Brel - Au Suivant
Depuis mon enfance le Grand Jacques me transporte. Cette chanson-là m'a toujours filé des frissons. Comme d'habitude avec Brel, ce crescendo dans l'intensité dramatique.

05. Chanson pour le retour d'un ami : The Gun Club - Come Back Jim
Honnêtement ? Je n'ai pas réussi à trouver les paroles pour vérifier mon choix. Mais je suis sûr que ça colle au thème.

06. Chanson pour chialer dans sa bière : David Bowie - Rock 'N' Roll Suicide
La mort de Ziggy, quand même.Mince, ça me rend tout triste.

07. Chanson pour un dimanche pluvieux : Big Audio  Dynamite - Sunday Best
Je refuse de me laisser gagner par l'ambiance d'un dimanche pluvieux. Mick Jones c'est pareil, il enfile ces fringues du dimanche.

08. Chanson hommage : Happy Birthday Elvis
La preuve qu'on peut être marseillais et jouer autre chose que du rap. Et ceux-là n'ont pas oublié leurs racines musicales.

09. Chanson que tu aurais aimé reprendre : Placebo - Every You Every Me
Il y en a plein d'autres que j'aurais aimé reprendre. Etant donné le nombre de fois que j'ai chanté celle-ci ça m'a paru une évidence.

10. Chanson à fumer : The Ruts - Jah War
J'avoue sans honte le détournement. Ce n'est pas une chanson à fumer, plutôt une chanson à fumée. Celle des cocktails molotov, des grenades lacrimo. Celle des bidons d'essence en feu, des voitures cramées. Barricades de fortune, verre brisé, voitures renversées, la police charge. The Ruts chante l'émeute et les combats de rue dans un des plus grands morceaux jamais écrits.

11. Chanson évoquant une fille : Baxter Dury - Isabel
Bon sang ne saurait mentir. Le fils de Ian reprend le flambeau, basse en avant, pour nous raconter l'histoire d'Isabel.  La troublante ressemblance de la voix...

12. Chanson évoquant un lieu : Ramones - Havana Affair
One, Two, Three, Four...Les Ramones nous emmènent à Cuba, la C.I.A suit de près. Baby, make me a loco.

13. Chanson pour un peintre : John Cale - Magritte
Après Picasso, Magritte. Et John Cale présent dans la compilation au même titre que Bowie, deux injustices réparées.

14. Chanson martienne : Alain Bashung - Vénus
Mars ? Bashung m'a toujours emmené bien plus loin...

15. Chanson pour finir une compile en beauté : Serge Gainsbourg - Le Claqueur De Doigts
Juke-box, juke-box, j'suis claqueur de doigts devant les juke-boxes. Tout est dit non ?


01.  Dropkick Murphys - The Rocky Road To Dublin
02. Gogol Bordello - Alcohol
03. Willy Deville - Demasiado Corazon
04. Jacques Brel - Au Suivant
05. The Gun Club - Come Back Jim
06. David Bowie - Rock 'N' Roll Suicide
07. Big Audio  Dynamite - Sunday Best
08. Cowboys From Outerspace - Happy Birthday Elvis
09. Placebo - Every You Every Me
10. The Ruts - Jah War
11. Baxter Dury - Isabel
12. Ramones - Havana Affair
13. John Cale - Magritte
14. Alain Bashung - Vénus
15. Serge Gainsbourg - Le Claqueur De Doigts



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Till

dimanche 24 février 2013

James Chance & Les Contortions



 James Chance a la bonne idée de venir faire une petite tournée en Europe.
Le Sonic a la bonne idée de le faire passer sur sa péniche à Lyon le 7 mars 2013.
J'ai la mauvaise idée d'être absent de Lyon à ce moment-là. Too bad.

J'ai bondi de joie quand j'ai reçu la programmation du Sonic la mois dernier. James Chance, éternel sax maniac new-yorkais, embarque sur la péniche. Comme c'est déjà arrivé par le passé, ses Contortions - prononcez Conetorcheuns - devenues depuis Terminal City, ne sont pas du voyage pour cause de restrictions budgétaires. Et comme par le passé elles sont remplacées par Les Contortions - prononcez Contorsions - également connues sous le nom de French Contortions. La rencontre s'était faite par hasard et par nécessité et la mayonnaise avait pris, au point que le concert programmé s'était transformé en mini-tournée. La rencontre se produit à nouveau pour quelques dates en France et - je crois - chez certains voisins européens.

J'ai bondi de joie avant de hurler de déception quelques semaines plus tard quand j'ai réalisé que je serai absent à cette date. Mais si vous avez l'occasion de passer la soirée sur la péniche du Sonic, ne vous privez pas : pour encourager James Chance à revenir nous voir bientôt et pour encourager le Sonic à nous proposer des concerts que personne ne programme ailleurs. Au mois de novembre dernier, Blurt a joué au Sonic devant de 60 personnes et c'était un très bon concert. Merci le Sonic.

Alors n'hésitez pas, allez-y et surtout Contort Yourself.
Et pensez à moi.Quant à moi j'ai décidé de me consoler avec deux lives historiques de James et c'est déjà pas si mal.

Live aux Bains-Douches, mai 1980. Quelques mois après avoir accueilli Joy Division, les Bains-Douches recevaient James Chance & The Contortions. La légende prétend qu'un certain ProjectObject était présent dans l'assistance.

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Live in New-York. Fin 1980, début 1981 James et ses Contortions jouent à domicile.

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 Till

dimanche 10 février 2013

Manuel Guajiro Mirabal - Buena Vista Social Club Presents

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La vieille Chevy Bel Air bleu ciel avance leeeeeentement dans la rue. Ralenti, soleil de plomb, poussière. A cette heure de la journée le soleil tape fort sur La Habana. Très fort. Ombres courtes, palmiers au loin, très loin, tout au bout de la calle.

La vieille Chevy Bel Air bleu ciel se gare leeeeeentement le long du trottoir. Feliz s'en extrait leeeeeentement. Tout compte fait, il fait moins chaud dehors que dedans. La Chevy a tendance à chauffer un peu trop. L'âge sans doute, elle est plus vieille que lui. A l'abri sous son panama couleur crème, Feliz inspecte la rue. Pas grand monde à cette heure-ci. Tu m'étonnes. Le soleil matraque, les chromes impeccables de la Chevy brillent sous la lumière, les façades aux tons pastels, délavés par des années de soleil et d'abandon, s'écaillent comme la peau d'un lépreux. Feliz les remarque à peine, ils les a toujours connues comme ça.

Feliz et son panama abandonnent el coche à son trottoir et traverse la calle de la Libertad. Direction la vieille bodega en face. L'enseigne reste accrochée au mur par une opération divine, mais la peinture a rendu l'âme, on ne lit plus le nom de l'établissement. ¿ Quién le importa ? Feliz s'en fout du nom. En s'approchant Feliz entend des rires et des conversations mais quand il pousse la porte il est accueilli par un silence qui dure, dure, duuuuuuure. Une bonne seconde, le temps que les types qui tapent le carton autour de trois ou quatre tables le dévisagent et reprennent leur partie. Une bonne seconde qui lui permet d'enregistrer la scène et de capter la musique. Dans la même seconde il a repéré la radio d'où la chanson se fraie un chemin malgré le brouhaha.

La radio au-dessus du bar. Impec, Feliz veut boire una cerveza et écouter la musique. Ensemble. Trop tôt pour le rhum, Palma Cristal parfait avec cette chaleur. Tabouret de bar, bière, musique. La sueur colle la chemise à sa peau, au plafond un ventilateur essoufflé brasse péniiiiiiiblement la fumée des cigares. Si péniblement que la fumée a fini par noircir le grand portrait du Lider Maximo qui trône au fond de la salle. ¿ Quién le importa ? Feliz s'en fout de Fidel. Feliz veut boire una cerveza et écouter la musique. Ensemble. Feliz écoute la radio qui passe un morceau de Manuel Guajiro Mirabal.

Et Feliz est heureux. C'est comme ça, il le porte dans son prénom. Il aime la bière fraiche et il aime la musique de Mirabal. Mirabal, comme Compay, comme Eliades, comme Ibrahim, c'est el son cubaño, la musique d'ici. El rincon caliente, ah ah ah le coin chaud, tout à fait de circonstance. Les percus claquent, la trompette de Mirabal titille l'échine. Sensuelle.  Para bailar el montuno. Le montuno, l'hommage à Arsenio Rodriguez. Feliz demande au barman de monter le son. Quelques acclamations montent des tables des joueurs de cartes. Ici tout le monde aime ça. Feliz reprend une bière. Feliz boit leeeeeentement. La bière coule, la musique coule. El reloj de pastora. Les joueurs de cartes reprennent le refrain en chœur. Tu reloj, dame tu reloj de pastora, tu reloj. La trompette vrille, les cuivres se déchaînent. Ambiance.

La vieille Chevy Bel Air bleu ciel attend sagement le long de son trottoir. En fredonnant Feliz reprend le volant et démarre en trombe. Les pneus crissent et couvrent les chants qui montent encore de la vieille bodega. Les pneus crissent, la poussière vole. Le soleil matraque sur La Habana.


01. El Rincon Caliente
02. Para Bailar El Montuno
03. Deuda
04. El Roloj De Pastora
05. Me Bote De Guano
06. Mi Corazon No Tiene Quien Lo Llore
07. Tengo Que Olvidarte
08. Canta Montero
09. Chicarronero
10. Medley
11. Dombe Dombe

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Till

mardi 22 janvier 2013

Linton Kwesi Johnson - Bass Culture / Forces Of Victory

Bass Culture [1980]



Je me glisse subrepticement dans le vide relatif qui sépare deux manches du Grand Jeu. L'idée de parler de Linton Kwesi Johnson m'est venu en commentant la réponse du Zornophage au thème  proposé par Charlu : le thème, un protest album, la réponse du Zornophage l'album Burnin' des Wailers.

Marley bien sûr, icône du reggae jamaïcain, en Europe en tout cas. Et un très bel album, de la période que je préfère chez lui. Sur sa production ultérieure je suis partagé, n'adhérant pas complètement à son reggae plus commercial. Pardon, je voulais dire pop.

N'empêche, je ne veux pas dire du mal de Marley. Je veux seulement dire tout le bien que je pense de Linton Kwesi Johnson, poète et chanteur autrement plus engagé politiquement que le père Marley. Linton, s'il est né en Jamaïque, est pourtant anglais, installé à Brixton depuis son enfance. Avec son chapeau, ses lunettes et sa barbichette il a tout de l'intellectuel activiste noir. D'ailleurs il a adhéré très jeune aux Black Panthers britanniques.

Ce n'est sûrement pas un hasard si la plupart de ses albums sont sortis sous l'ère Thatcher, dans une Angleterre en proie aux tensions sociales et raciales les plus vives. La musique offrait aux poèmes de Linton un écho bien plus important que ses recueils écrits. Chaque chanson, chaque poème, chaque album de LKJ est un brûlot à part entière. Son reggae est anglais et urbain. Son reggae sent le brouillard, le bitume et le crachin. Son reggae transpire les luttes sociales et les émeutes raciales.  Son reggae raconte les contrôles de police, le chômage, la condition des noirs en Angleterre.

Protest singer ? En voilà qui n'a pas sa langue dans sa poche. La langue il la manie comme d'autres manient un flingue. Pas d'emphase, sa poésie utilise la langue de la rue, chaque phrase est un coup de poing, une lame de couteau, un coup de feu. Même - surtout -  quand il écrit en créole jamaïcain.


Bam, bam, bam, a knoking 'pon the door
Op'n up it's the police, come on op'n up

Street 66, en écho à la route 66 du rêve américain, décidément Inglan' is a bitch.

01 - Bass Culture
02 - Street 66
03 - Reggae fi Peach
04 - Di Black Petty Booshwah
05 - Inglan Is a Bitch
06 - Loraine
07 - Reggae Sounds
08 - Two Sides of Silence

Forces Of Victory [1979]

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01 - Want Fi Goh Rave
02 - It Noh Funny
03 - Sonny's Lettah (Anti-Sus Poem)
04 - Independent Intavenshan
05 - Fite Dem Back
06 - Reality Poem
07 - Forces of Viktry
08 - Time Come


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Till

samedi 19 janvier 2013

Grand Jeu Sans Frontières Des Blogueurs Mangeurs De Disques [5ème Edition]


 Oyez ! Oyez ! Les blogueurs fous sont de retour. Et ils sont toujours plus fous et toujours plus nombreux. Du 21 janvier au 2 février 2013 a lieu la 5ème édition du Grand Jeu et cette fois c'est Charlu qui va faire transpirer les concurrents en choisissant les thèmes.

Je ne participerai pas à cette édition par manque de temps, mais ce n'est pas une raison pour rater ces jouissives joutes enjouées. Un thème - un album à choisir et chroniquer. Au total 7 thèmes, 15 concurrents, des dizaines d'heures de lecture, des centaines d'heures d'écoute, 25 caisses de whisky pur malt, 3 tendinites du poignet, 36 pizzas à emporter dont une sans anchois mais avec des olives,  105 disques à découvrir ou redécouvrir et 3 serveurs hors-services chez Google.
  
Ça commence le 21 janvier, soit après-demain, autant dire dans 2 jours, voire dans 48 heures. Et voici la liste des participants. Ils trépignent, ils s'impatientent, ils vibrent, la tension est à son maximum :

Toorsch pour Les Chroniques De Toorsch'
http://toorsch.blogspot.fr/
 Fracas pour Le Blog De Fracas 64
http://fracas64.blogspot.fr/
Jeepeedee pour Jeepeedee Rip's (Again) [Si ses activités professionnelles le lui permettent]
http://jeepeedee.blogspot.fr/
Mr. Approximative pour Approximative But Fair
http://approxbutfair.99k.org/
Devant pour Get Happy!!
http://devantf.blogspot.fr/
Charlu pour Les Chroniques De Charlu
http://leschroniquesdecharlu.blogspot.fr/
La Rouge pour Red Rouge Musika
http://redrougemusika.blogspot.fr/
Marius Perlimpinpin & LRRooster pour le Canut Brains
http://canutbrains.blogspot.fr
SB pour Nova Express
http://novaexpressmusique.blogspot.fr/
Papa pour La Musique A Papa
http://lamusiqueapapa.blogspot.fr/
Le Zornophage pour mangemesdix
http://mangemesdix.blogspot.fr/
Jimmy Jimmereeno, Sorgual, Arewenotmen? & Everett W. Gilles pour Le Club Des Mangeurs De Disques
http://le-club-des-mangeurs-de-disques.blogspot.fr/

 Que la fête commence !


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Till

lundi 14 janvier 2013

The Stranglers - Live X-Cert [1979]

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 Je ne rappelle pas comment j'ai découvert ce disque. Probablement encore un copain ou une copine qui me l'avait passé. Un live, pourquoi pas ? Avant les live c'était des triple albums où des rock-stars s'écoutaient dérouler des solos de guitare interminables en se regardant le nombril. Exactement ce que vomissaient les groupes nés dans le grand tourbillon de 76. Et là il suffisait de poser la galette sur mon tourne-disque pour comprendre qu'un live pouvait aussi rendre toute la rage répandue sur scène par le groupe. Un des premiers - peut-être le premier - album live d'un groupe issu du mouvement punk. Je n'ai pas comparé les dates de sortie avec d'autres comme le Document and Eyewitness de Wire par exemple.

Le son brut, le choix des morceaux, les quelques interventions vociférantes de Cornwell. D'un Ho, ho, ho, ho plein de rage il lance (Get a) grip (on yourself). Bon début. Dagenham Dave, et puis Burning up time et son solo de guitare (si, si !) acéré. Moins de dix secondes mais efficacité garantie. Puis Dead Ringer tout en puissance et basse percutante et enfin l'intro de Hanging around qui depuis 30 ans me file des frissons.
Intermède. Un petit discours de Cornwell : "J'aimerais que vous arrêtiez de cracher. Vous aimez probablement cracher, mais je n'aime pas particulièrement qu'on me crache dessus, surtout pendant que je joue". Pas de doute, les punks sont là, l'ambiance aussi.

Tout l'album est du niveau, forcément tout est extrait des trois premiers albums coup-de-poing des Étrangleurs de Guilford. L'original s'arrêtait à Go Buddy go mais Sa Sainteté le CD dans son infinie sagesse nous a gratifiés de sept pistes supplémentaires. J'avoue avoir peu écouté ces dernières.

Je ne peux pas conclure sans parler de Straighten Out, morceau si décevant en version studio quand la version de X-Cert est magnifique.

La pochette. Une main apparait sous une feuille de plastique noir tenant un extrait de journal : Stranglers in nude woman horror shock. Interdit de concert dans Londres, ils avaient organisé le Battersea Park festival pendant lequel une partie du live a été enregistrée. Pendant le concert, des copains et copines de Burnel, strip-teaseu(r)ses, les ont rejoint sur scène pendant Nice & Sleazy.



Curieusement ce dernier morceau - excellent et à l'origine de la polémique et du titre de l'album - ne figure pas sur la track-list retenue, ni même dans les titres bonus de la réédition CD. Par contre on retrouve ce titre live et strip-tease inclu, sur la VHS et la réédition DVD de The Stranglers - The Video Collection 1977-1982. J'ai un rip AVI de ce DVD, si ça intéresse je pourrais bidouiller un lien.


01 - (Get a) Grip (on Yourself)
02 - Dagenham Dave
03 - Burning Up Time
04- Dead Ringer
05 - Hanging Around
06 - I Feel Like a Wog
07 - Straighten Out
08 - Curfew
09 - Do You Wanna?
10 - Death and night and blood (Yukio)
11 - 5 Minutes
12 -  Go Buddy Go

Bonus CD :

13 - Peasant in the Big Shitty
14 - In the Shadows
15 - Sometimes
16 - Mean to Me
17 - London Lady
18 - Goodbye Toulouse
19 - Hanging around (alternate version)

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Till

jeudi 10 janvier 2013

Amy Winehouse - The Ska EP [2008]





D'après les astronomes, plus une étoile est grande et brillante, plus elle s'éteindra rapidement. Pauvres Sirius, Bételgeuse, Antarès, appelées à disparaitre inexorablement et à tomber dans l'oubli après avoir brûlé leurs derniers feux dans un bouquet final. Heureusement nos étoiles à nous, tout aussi flamboyantes, continuent éternellement à briller de mille feux. Ella, Billie, Amy, elles, ne disparaitront pas et continuent à réchauffer nos âmes..

Amy. Non contente d'être une des grandes voix jazz, soul et rythm'n' blues des dernières décennies, la divine diva évanescente avait également un goût certain pour les explorations musicales. En 2008 elle nous offrait, en vinyle, un EP 4 titres entièrement consacré au ska. Et même si l'objet en question ne proposait aucune composition originale, quel goût exquis dans le choix des reprises !

Du Monkey Man de Toots & The Maytals au Cupid de Sam Cooke en passant par You're Wondering Now des Skatalites et Hey Little Rich Girl des Specials, quatre morceaux délicieux tirés de quatre répertoires formidables sur lesquels sa voix apporte un supplément d'âme qui fait redécouvrir ces standards. D'accord, musicalement elle ne bouleverse pas ce qui existait déjà, mai il me semble que le ska fait ressentir plus fort encore ce que sa voix a de bouleversant et de puissant à la fois.

Alors féru d'astronomie moi ? Pas spécialement, mais régulièrement je sors ma lunette astronomique pour regarder cette étoile briller. Une supernova qui n'est prêt de s'éteindre.



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Till 


















lundi 7 janvier 2013

Kurt Weill - Berliner Requiem

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Vom Tod Im Wald Op. 23 : Peter Kooy, Philippe Herreweghe, Ensemble Musique Oblique
Concerto For Violin & Wind Band Op. 12 : Elisabeth Glab, Philippe Herreweghe, Ensemble Musique Oblique
Das Berliner Requiem : Alexandre Laiter, Peter Kooy, Philippe Herreweghe, Ensemble Musique Oblique, La Chapelle Royale


Voici un premier post qui constitue une suite, à la fois à l'album The Young Gods Play Kurt Weill proposé il y a quelques temps sur lemieletlesoreilles, et des posts de Jimmy Klaus Kinski Spricht Bertold Brecht, de Marius Kurt Weill - Die Sieben Todsûnden et la compilation de reprises de Weill Lost In The Stars offerte par Projectobject, tous proposés sur le Club des Mangeurs de Disques.

Weill, parce qu'il est évidemment une des figues majeures de la musique du XXème siècle, et de la musique tout court. Parce qu'il est le trait d'union parfait entre musique classique et contemporaine, jazz, chanson et rock. Il suffit de chercher les noms d'artistes qui l'ont repris ou s'en sont inspirés pour comprendre que Weill irradie la musique occidentale depuis bientôt un siècle.

Œuvre moins connue que les célébrissimes Opéra de Quat'sous et Grandeur et Décadence de la Ville de Mahagonny, le Requiem Berlinois n'en est pas moins important. Basé sur des textes prééxistants de Brecht, ce n'est pas un requiem dans le sens classique du genre, plutôt la juxtaposition de pièces musicales et chantées reflétant les angoisses sociétales de l'époque. Composé en 1928 sur une commande de la radio de Francfort dans le but de célébrer le dixième anniversaire de la fin de la guerre, le requiem regroupe 6 à 8 pièces, selon les versions jouées, dont les titres disent clairement l'esprit qui les habitent : la ballade de la jeune fille noyée, le premier et deuxième rapport sur le soldat inconnu sous l'Arc de Triomphe, un choral d'actions de grâce ou un hommage à Rosa Luxembourg (Die Rote Rosa) malheureusement absent de la version que je possède, publiée par Harmonia Mundi.

On peut lire ici ou là que le requiem, composé alors que Weill travaillait sur Mahagonny, lui a servi d'étude pour l'écriture de l'opéra. C'est certainement vrai, mais la résumer à une simple étude serait faire injure à cette œuvre qui existe par elle-même et montre une autre facette du talent de Weill.

Sur cette édition le requiem, dirigé par Philippe Herreweghe grand défenseur de Weill,  est accompagné de deux autres compositions quasiment contemporaines  : Vom Tod Im Wald Op. 23 [1927], cantate pour basse et instruments à vent, et le Concerto pour violon et instruments à vent Op.12  [1925], qui forment un ensemble cohérent. On n'en attendait pas moins d'Harmonia Mundi.


Vom Tod Im Wald Op. 23
01 - Vom Tod Im Wald Op. 23

Concerto For Violin & Wind Band Op. 12
02 - 1. Andante Con Moto
03 - 2. Notturno
04 - Cadenza
05 - Serenata

06 - 3. Allegro Molto, Un Poco Agitato

Das Berliner Requiem 
07 - Großer Dankchoral. Sostenuto
08 - Ballade Vom Ertrunkenen Mädchen. Lento
09 - Marterl. Andante Moderato
10 - Erster Bericht Über Den Unbekannten Soldaten Unter Dem Triumphbogen. Moderato Assai
11 - Zweiter Bericht Über Den Unbekannten Soldaten Unter Dem Triumphbogen. Rezitativ
12 - Großer Dankchoral [Da Capo]


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