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mercredi 29 mai 2013

John Cale - Circus Live [2007]





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Suite de la St John Cale 2013. Rapidement, pour  combler les manques de ceux à qui ça manque, Circus Live, double album live comme son nom l'indique, paru en 2007 et enregistré durant les tournées de 2004 et 2006. Soit après respectivement les albums Hobosapiens et BlackAcetate. Certains titres de 2006 ont été captés au mythique Paradiso d'Amsterdam.

CD1

01.  Venus In Furs
02.  Save Us
03. Helen Of Troy
04. Woman
05. Buffalo Ballet
06. Femme Fatale > Rosegarden Funeral of Sores
07. Hush
08. Outta The Bag
09. Set Me Free
10. Cable Hogue
11. Look Horizon
12. Magritte
13. Dirty Ass Rock 'n' Roll

CD2

01. Walkin' The Dog
02. Gun
03. Hanky Panky Nohow
04. Pablo Picasso / Mary Lou
05. Intro Drone "Amsterdam Suite"
06. Zen
07. Style It Takes
08. Heartbreak Hotel
09. Mercenaries (Ready For War)
10. Outro drone

Line-up :
John Cale: lead vocal, electric and acoustic guitars, keyboards, electric viola
Dustin Boyer: lead guitar, toys, backing vocals
Joseph Karnes: bass, Nord 3, samples, backing vocals
Michael Jerome: drums, samples, backing vocals


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Till

[SINGLéS] John Cale - Ready...For War...7" - [1980]

https://www29.zippyshare.com/v/95XJUuYT/file.html

Depuis quelques jours on semble célébrer à droite et à gauche la Saint John Cale alors j'ai décidé de suivre le mouvement en improvisant un petit post pour un petit single paru en 1980. Petit uniquement par son format 7 pouces parce qu'en l'espace de deux titres Mister Cale m'aurait convaincu qu'il était indispensable si ça n'avait pas déjà été le cas.

Mais reprenons dans l'ordre. John Cale en général et ce single en particulier j'y suis venu par la reprise de Bauhaus de Rosegarden Funeral Of Sores. Bauhaus était grand, leur reprise est magnifique. Pour la performance vocale de Peter Murphy, pour le jeu de guitare atypique de Daniel Ash et pour tout ce qui fait que Bauhaus est encore aujourd'hui un groupe majeur : l'alliance talentueuse d'un post-punk dont ils ont été d'évidence une figure de proue et des influences formidables qu'ils ont su savamment intégrer. Bowie, Cale, Lou Reed, Eno, T-Rex parmi les reprises qui parsèment leur discographie, ça situe d'emblée la sphère dans laquelle on évolue.

Et si reprendre Ziggy Stardust ou Telegram Sam ne relève pas d'un choix très original, il en allait tout autrement de l'idée de choisir la B-Side d'un single presque anecdotique de John Cale. Moins produite, donc plus brute, plus sobre aussi, la version de Cale contient évidemment déjà tout la force du morceau. Je ne peux pas m'empêcher de trouver étrange de reléguer en face B sans jamais le sortir sur un album un tel titre. Mais peu importe, ça le rend plus précieux encore.

Quant à la face A du single, tout aussi importante, elle propose une version studio de Mercenaries. Et si j'aime beaucoup Sabotage/Live paru l'année précédente, j'avoue sans peine que ma préférence va à cette version studio. Moins esbroufe, la guitare plus discrète, elle compense largement par sa sobriété ce qu'elle perd en énergie live : toute en  rage contenue, elle devient plus inquiétante, plus venimeuse. Jusqu'au final où une rafale de batterie remplace finement l'explosion un peu trop démonstrative de la version live.

Un contraste renforcé par la pochette, elle aussi plus inquiétante et sournoise que celle de Sabotage/Live.


A. Mercenaries (Ready For War)
B. Rosegarden Funeral Of Sores


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Till

samedi 25 mai 2013

John Cale - The Island Years [1996]

Histoire de complèter l'affaire de Jimmy Jimmereeno sur son Club chéri (Fear, premier album de la période Island de Cale), et de moi-même chez l'ami Jeepeedee (qui se fait définitivement trop rare), voici The Island Years soit trois excellentes galettes sorties entre 1974 et 1975 et réunies par leur label en 1996 soir une courte mais intense période de la carrière de Mr. Cale.
 

Outre des enregistrements et des publications rapprochées, signe de temps où tout allait plus vite dans le monde de la rock music, il y a un vrai sentiment d'urgence sur la triplette enregistrée par John Cale pour le label Island et réunie (avec quelques inédits pas inutiles) sur un double cd bien fichu mais, surtout !, gorgé d'excellentes performances par d'excellents musiciens pour un résultat, ô surprise !... Excellent !

Or donc, au lendemain d'un triomphant et précieux Paris 1919, œuvre à laquelle nul ne niera une "panthéonienne" destinée, le gallois change notablement de ton en plus de label revenant à des amours plus brutales et donc à un rock'n'roll brut de décoffrage (mais pas idiot pour autant (intello un jour, intello toujours !) preuve qu'on peut bander ses muscles, tendre sa voix sans tomber dans l'agression machiste d'un Ted Nugent pour ne citer qu'un bon gros bœuf étatsunien) tout en continuant d'assurer l'héritage de ses expérimentations plus pop. Précisons aussi que la crème collectée par Cale dans les différents line-up qui l'accompagnent (en vrac : Manzanera, Eno, Richard Thompson, Chris Spedding, Phil Collins (ne riez/fuyez pas !), etc.) n'est pas exactement un facteur handicapant de l'entreprise... Mais bon, c'est Cale à la barre, c'est lui le chef et ces années Island sont définitivement marquées du sceau de sa divine colère, juste colère, sa glaçante colère... sa Belle colère ! Mais pas que de la colère, Cale est trop malin pour ça.

Si on rentre dans le "gras de la bête" et en isole chacune des ses composants, on dira que Fear, premier paru en octobre 1974, est aussi le plus varié du lot, le moins lugubre aussi, et qu'on y croise moult créatures chatoyantes qui ont sans aucun doute beaucoup influencé ce qu'est Nick Cave aujourd'hui devenu (tous projets confondus). Et c'est un magnifique album avec, en tête de gondole, un Ship of Fools tout simplement bouleversant.
Cinq mois seulement plus tard (ha les cadences infernales des joyeuses seventies !), en mars 1975, parait Slow Dazzle suite logique mais plus "rockocentrée" de Fear qui gagne largement en efficacité ce qu'il cède en diversité. C'est encore un album intense avec un Cale "à vif". On en ressortira l'hommage à Brian Wilson, Mr. Wilson, la reprise hantée d'Elvis Presley, Heartbreak Hotel, et un bien senti Dirty Ass Rock 'N' Roll qui en remontre facilement à son copain Lou.
Last but not least, en novembre 1975, Helen of Troy, l'album d'avant la rupture, est aussi le plus cohérent, celui qui donne le plus l'impression d'écouter un groupe des trois, pas un hasard puisque c'est celui au line-up le plus constant. Et pas le moins réussi donc parce qu'on y trouve des pépites comme la chanson titre ou le croquignolet (I Keep a) Close Watch où Cale croone comme un vieux pro. C'est aussi tout en étant le moins agité, le plus théâtral de ces années Island comme en témoigne le quasi-progressif Engine... Et une réussite de plus !
On ajoutera que les trois fonctionnent très bien les uns à côtés des autres et constituent un tout intéressant sur une période où Cale, visiblement, a quelques visées commerciales qui ne seront, hélas, pas payées en retour malgré la qualité générale des prestations et des compositions. Peut-être cette pop rock certes abordable mais encore un peu trop cérébrale et parfois un peu trop acide laissa froid un public amateur récurrent de prêt-à-mâcher... Peut-être aussi qu'un Cale, qui n'est pas un grand chanteur ni n'a jamais prétendu l'être, à la voix si particulière, n'était pas taillé pour le costard...

Peut-être... Mais le petit drame de la période c'est qu'il faudra quelque années avant que Cale ne repasse par la case studio privant donc le monde, et les fulgurances de son début de catalogue solo, d'une suite immédiate. Il faudra ainsi attendre 1981, et le pas glop (mais pas honteux non plus) Honi Soit, pour retrouver du matériau original de Cale en solitaire... Le niveau s'améliorera heureusement dès l'année et la galette suivante avec le très bon, essentiel même !, et pourtant cruellement indisponible aujourd'hui Music for a New Society, mais c'est une autre histoire...

De l'objet proprement dit, outre quelques bonus tracks bienvenues, on appréciera de le voir doté d'une pochette classe et pas tapageuse, à l'image du ténébreux artiste qu'elle affiche. Il n'y a pas à dire, c'est du bon boulot où on regrettera simplement l'absence de paroles qui auraient joliment complémenté les notes de pochettes de Ben Edmonds (du magazine Rolling Stones US, qui s'y connait visiblement) et les quelques photos d'époque. Mais bon, c'est pour pinailler parce que, vraiment !, The Island Years offre une trop belle opportunité de découvrir John Cale dans une phase moins "commercialement faste" de sa carrière (c'est tout relatif, Cale n'ayant jamais été un gros vendeur) mais pas moins faste artistiquement comme ceux qui tenteront l'expérience s'en rendront joyeusement compte.

CD 1
- Fear (1974) & outtake

1. Fear Is a Man's Best Friend 3:52
2. Buffalo Ballet 3:28
3. Barracuda 3:46
4. Emily 4:21
5. Ship of Fools 4:36
6. Gun 8:04
7. The Man Who Couldn't Afford to Orgy 4:33
8. You Know More Than I Know 3:34
9. Momamma Scuba 4:23
10. Sylvia Said 4:07 (single B-side)
- Slow Dazzle (1975) & outtakes
11. All I Want Is You 2:55 (outtake)
12. Bamboo Floor 3:24 (outtake)
13. Mr. Wilson 3:15
14. Taking It All Away 2:56
15. Dirty-Ass Rock 'N' Roll 4:41
16. Darling I Need You 3:35
17. Rollaroll 3:57

CD2
1. Heartbreak Hotel 3:10
2. Ski Patrol 2:05
3. I'm Not the Loving Kind 3:07
4. Guts 3:26
5. The Jeweller 4:11
- Helen of Troy (1975) & outtakes
6. My Maria 3:48
7. Helen of Troy 4:18
8. China Sea 2:30
9. Engine 2:45
10. Save Us 2:20
11. Cable Hogue 3:30
12. (I Keep A) Close Watch 3:27
13. Pablo Picasso 3:20
14. Leaving It Up To You 4:33
15. Baby, What You Want Me to Do? 4:48
16. Sudden Death 4:36
17. You & Me 2:50 (outtake)
18. Coral Moon 2:14 (originally replaced Leaving It Up To You)
19. Mary Lou 2:46 (outtake)


- Line-up sur "Fear" (1974)
John Cale - bass guitar, guitar, keyboards, viola, lead vocals, production, writing, cover
Phil Manzanera - guitar, slide guitar on "Momamma Scuba", executive producer
Fred Smith - drums
Brian Eno - synthesizer, effects, executive producer
Archie Leggatt - bass
Michael Desmarais - drums on "Momamma Scuba"and "Fear"
Richard Thompson - slide guitar on "Momamma Scuba"
Bryn Haworth - slide guitar on "Momamma Scuba"
Brian Turrington - bass on "Momamma Scuba"
Irene Chanter - background vocals
Doreen Chanter - background vocals
Liza Strike - background vocals, girl's choir
Judy Nylon - lead vocals on "The Man Who Couldn't Afford to Orgy"



- Line-up sur "Slow Dazzle" (1975)
John Cale: piano, organ, clavinet, vocals, production, cover, writing
Gerry Conway: drums
Pat Donaldson: bass
Timi Donald: drums
Brian Eno: synthesizer
Phil Manzanera: guitar
Geoff Muldaur: harmony vocals on "Guts" and "Darling I Need You"
Chris Spedding: guitar
Chris Thomas: violin, electric piano



- Line-up sur "Helen of Troy" (1975)
John Cale - keyboards, guitar, vocals
Phil Collins - drums
Pat Donaldson - bass
Timi Donald - drums
Brian Eno - synthesizer
Chris Spedding - guitar
Robert Kirby - string & choir arrangement