Affichage des articles dont le libellé est Nick Cave. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est Nick Cave. Afficher tous les articles

mardi 13 décembre 2016

PERFECT WEEK - MARDI 13 DECEMBRE

Mardi 13/12 : Introspection : La chanson parfaite que l’on écoute le mardi midi, lorsque l’on s’isole pendant la pause méridienne pour se retrouver avec soi-même.

NICK CAVE "OH MY LORD"

https://pixeldrain.com/u/KKdxrxPc





I thought I`d take a walk today, it`s a mistake I sometimes make.
Confusion d'ombres et de lumières, ballet de silhouettes qui s'agitent vainement, tentant  d'attraper... Une agitation dérisoire tournée vers...Une nuée de particules s'orbite autour du grand vide magnétique. Mouvement statique, tourne en rond, reviens au point de départ. Courir, courir. Pas le temps, plus le temps, PAS ASSEZ DE TEMPS. Dans un fracas atomique une molécule perd un électron, devient instable, pas bon, pas bon, pas bon.

Call it a premonition, call it a crazy vision
Call it intuition, something learned from mother

Annonces classées : Charge positive cherche électron libre pour créer noyau stable. Sérieux s'abstenir. Possibilité fonder cellule souche, créer deux ou trois bosons de Higgs, changer leurs couches électroniques saturées. Couche K, capacité 2. Petit proton deviendra grand. Envoyer sms au 999. Dans la grande partouse des particules, une molécule s'accroche à son électron pour graviter ensemble, à deux, tout seul, pareil.

Now I`m down on my hands and knees
And it`s so fucking hot!
Someone cries, "What are you looking for?"
I scream, "The plot, the plot!"

"Je ne crois plus en la gravité, elle m'a laissé tomber" chante un atome transformé en ion. La guerre des ions est déclarée. Télévision, inquisition, rébellion. Lui pas comme moi, moi pas aimer lui, ça va saigner. Bombardons les protons, bombardons les neutrons, eux pas comme nous. Les ions irréversibles.

The ladders of life that we scale merrily
Move mysteriously around
So that when you think you`re climbing up, man
In fact you`re climbing down

Lucy s'envoie en l'air avec Robocop des CERN sous les yeux je suis la fin de l'évolution Darwin Station terminus tout le monde descend je suis la fin de l'évolution je suis la dévolution DEVO DEVO are we not men ou juste des agglomérats aléatoires de particules qui tournent en rond en rond en rond je suis un isotope radioactif 3615 Keskeuchfoula j'avale du polonium au ptit déj l'accélérateur à fond collision imminente j'envoie mes particules dans l'espace.

Des silhouettes s'agitent [vainement] autour de moi.



Si vous cherchez un mot de passe, essayez donc downgrade.
Looking for a password ? Try downgrade.

Merci aux visiteurs qui laissent une trace de leur passage.

Till

lundi 15 décembre 2014

The Boys Next Door - Live at Swinburne College - [19-08-1977]


https://www35.zippyshare.com/v/tIAGbb52/file.html

HERALD SUN MELBOURNE

Edition du 20 août 1977.

La folie punk semble s'être emparée de la jeunesse australienne ces derniers temps. En effet depuis quelques mois sévissent, à Melbourne même, des groupes dont l'influence néfaste sur les valeurs fondatrices de la société australienne doivent absolument mettre en alerte les responsables politiques locaux et nationaux. Familles de la bonne société de Melbourne, craignez pour l'avenir de vos enfants. Soyons vigilants, ne laissons pas cette mauvaise graine germer, prendre racine et se répandre comme la chienlit.

Hier soir encore le Swinburne College, honorable institution de l'éducation Melbourniane, a été le théâtre des exactions d'une bande de jeunes voyous se faisant passer pour des musiciens. On se demande en effet comment ce Nicholas Edward Cave et ses petits camarades peuvent oser prétendre au titre de musiciens, eux dont le principal fait d'armes consiste à massacrer des chansons célèbres du répertoire de la musique populaire anglo-saxonne. Ce Monsieur Cave chante aussi faux qu'il hurle fort et ses acolytes font, de toute évidence, souffrir les pauvres instruments dont ils peinent à sortir des sons à peu près acceptables pour une oreille humaine.

Et encore faut-il dire un mot des "paroles". Quand ils arrêtent de massacrer les chansons des autres ces jeunes prétentieux se targuent de jouer leurs propres "compositions", dont le contenu aurait gagné à rester dans la poubelle au fond de laquelle ils les ont probablement ramassées. Qu'est-ce qu'un morceau intitulé "Masturbation Generation" a à faire sur la place publique ? Sans doute leur but n'est-il que de choquer l'auditoire par leurs textes orduriers et leurs provocations faciles. Probablement ont-ils à cœur de s'affirmer en piétinant bêtement la longue tradition australienne des groupes de hard-rock qui ont fait la fierté du pays et sa renommée à travers le monde. Certainement, ces jeunes dépravés, aux coupes de cheveux improbables, se trouvent-ils plus malins à sortir du glorieux sillon tracé par AC/DC, Rose Tattoo ou Cold Chisel.

De hurlement sauvage en accord raté, on n'a de cesse de s'interroger sur les motivations d'un public prêt à débourser quelques précieux dollars pour assister à cet effroyable spectacle. Toute personne saine de corps et d'esprit devrait avoir comme priorité absolue d'éviter à tout prix ce genre de représentations affligeantes. Et de prier de toutes ses forces pour que ce phénomène étrange qui pousse une partie de la jeunesse à adopter ces tenues vestimentaires provocantes, ces attitudes dépravées et ces grimaces répugnantes, pour que ce phénomène donc, reste confiné à la tristesse londonienne et à la grisaille mancunienne et épargne, tant que faire se peut,  nos riantes métropoles ensoleillées.

Et pourtant, il faut bien reconnaitre qu'il y avait du monde à ce concert. C'est à croire que tout ce que la jeunesse australienne compte de marginaux et asociaux s'étaient donnés rendez-vous hier soir au Swinburne College de Melbourne. On remarquait sans peine la tristement célèbre Tank Girl, surmontée de sa ridicule houppette. Son petit ami, le kangourou mutant Booga (sic !) a eu toutes les peines du monde à s'extirper du tank, négligemment garé sur le trottoir, tant il semblait sous l'effet de substances psychotropes prohibées. C'est un pack de bières sous le bras que Tank Girl a accueilli ses amies Jet Girl et Sub Girl qui avaient laissé leur moyen de transport respectif dans un coin des Central Gardens voisins.

Parmi les pseudo-célébrités présentes on trouvait également Chris Bailey et ses soi-disants Saints, arrivés tout droit de Brisbane qu'on aurait préféré qu'ils ne quittent jamais. Il n'était pas plus étonnant de remarquer, au milieu de cette concentration de rebuts de la société, le sulfureux détective privé Glen S. Baster, qui ne recule devant aucune compromission pour associer son nom aux manifestations les plus scandaleuses, espérant ainsi glaner une pauvre gloire éphémère et futile au regard de l'indigence de sa misérable carrière.

Il semble réellement que tout l'underground de l'outback avait rappliqué backside et le leash en bandoulière pour se presser dans le backstage du groupe du soir. The Boys Next Door, un nom à oublier rapidement.
Matt Mc Onery         

Line-up :
Nick Cave : haaaaaaaaaaahhh !
Mick Harvey : gling gling
Tracy Pew : dong dong
Phil Calvert : boum chic boum

Track-list :
01 Blitzkrieg Bop    
02 Ain't It Funny    
03 I'm 18    
04 Gloria    
05 Masturbation Generation    
06 Who Needs You? (That Means You)    
07 I Put A Spell On You    
08 My Generation    
09 Big Future    
10 These Boots Are Made For Walking    
11 World Panic    
12 Louie Louie


Si vous cherchez un mot de passe, essayez donc downgrade.
Looking for a password ? Try downgrade.

Merci aux visiteurs qui laissent une trace de leur passage.

Till

jeudi 28 novembre 2013

Grand Jeu 7 - Thème 6 - The Boys Next Door - Door, Door [1979]

 GRAND JEU DES BLOGUEURS MANGEURS DE DISQUES - SEPTIÈME EDITION
THEME N°6 - ENCORE UN PEU VERT !
Une première œuvre pas tout à fait mûre.
https://www35.zippyshare.com/v/xMRboCY4/file.html

 Hey Nicholas, faut qu'on discute tous les deux. Ton histoire de faire de la musique avec des potes, moi je suis tout à fait pour, j'ai même envie de t'encourager. Mais il faut quand même que tu changes quelque chose. Je sais, on est en pleine vague punk, ok tu aimes les Saints. Moi aussi j'aime les Saints, c'est pas la question. Mais regarde la tronche de Chris Bailey, c'est quand même le punk préféré des belles-mères. Il est sympa, il est plein de talent mais si on l'attend pour foutre le feu, les Anglais auront fait la révolution avant les Australiens. Imagine la Queen Elisa sans sa tête. Déjà qu'avec c'est pas folichon.

Donc tes potes et toi va falloir vous sortir les tripes comme on dit dans les bonnes boucheries. Tes potes je les aime bien, vous êtes des bons ptits gars. Ce Mick Harvey tu le gardes, Tracy Pew aussi. Pour tout dire, à mon avis ces deux-là c'est de la mauvaise graine et ça c'est bien. Il en faut. Mais c'est pas assez. Tu vas aller voir un mec qui s'appelle Roland S. Howard, il joue de la guitare, il est bien allumé, il va te trouver un son bien crade. Ambiance noir et glauque. Horreur et putréfaction. Ça sera votre marque de fabrique. Trash-Punk-Blues-Déjanté. On invente le genre.

Et c'est pas tout Nick. Toi aussi tu vas me sortir tout ce que tu as dedans. Inside out. T'as une voix, une vraie, une qu'on reconnait d'emblée, faut que t'en profites. Je veux t'entendre hurler, je veux que tu fasses trembler les murs, je veux que tu fasses péter les vitres. Imagine l'orgasme synchrone de Tank Girl et Booga les soirs de pleine Lune, ça secoue tout l'Outback pendant des plombes. Ça c'est rien à côté de ce que tu vas provoquer si tu t'y mets à fond. Tu vas nous tsunamiter les cotes aussies, un raz-de-marée XXL, les surfeurs bronzés on va les retrouver en backside au milieu du désert, le leash en guirlande autour de la tête. Avec les boules autour du cou ça va être Noël avant l'heure.

Et j'ai pas fini Nicholas. Ton groupe on va lui trouver un autre nom, un truc qui accroche, que dans 30 ans on s'en souviendra encore. Stop les gamins d'à côté, trop gentils. On va trouver mieux. Beaucoup mieux. En attendant vous allez travailler votre son. Dans 15 jours je donne une fête pour mon anniversaire, vous venez jouer et vous foutez le feu. Raconte-moi des histoires de mort, des histoires poisseuses, parle-moi de sous-bois, d'humus, de cadavres en décomposition, de fêtes qui tournent mal. Crache-moi ton blues. Je veux que ce soit ça ma Birthday Party. Tiens d'ailleurs je viens de le trouver le nom de ton groupe.

Et puis voyez large. Prenez le large. Oubliez Melbourne, à vous le monde. Direction Londres. Mieux, direction Berlin. Au pied du mur l'underground est roi, soyez les rois de l'underground. Avec ton talent dans 10 ans tu es connu comme le plus grand song-writer de ta génération. Je te parie qu'en 2013 je viens encore te voir en concert. Ne passe pas à côté de cette chance. Crois-moi ton album il est bien. Mais tu peux faire mieux. Beaucoup mieux.

 Line-up :

Nick Cave - Vocals
Phill Calvert - Drums
Mick Harvey - Guitar (tracks 1-7), Piano (tracks 8-10)
Roland S. Howard - Guitar (tracks 6-10)
Tracy Pew - Bass


01. The Nightwatchman
02. Brave Exhibitions
03. Friends of my World
04. The Voice
05. Roman Roman
06. Somebody's Watching
07. After a Fashion
08. Dive Position
09. I Mistake Myself
10. Shivers

Comme je sais que nombre d'entre vous sont amateurs de reprises, j'en profite pour vous livrer un [SINGLéS], (spéciale dédi à Fracas, grand pourvoyeur de singles du passé). En face A, leur reprise de These Boots Are Made For Walking, en face B Boy Hero.


https://www35.zippyshare.com/v/xMRboCY4/file.html

Comme je sais que nombre d'entre vous sont TRES amateurs de reprises, prochainement un ou deux bootlegs de sets joués avant l'enregistrement de l'album et composés en grande partie de reprises. Des noms ?  Allez, pour vous faire saliver, en vrac Ramones, Alice Cooper, Screamin' Jay Hawkins, Van Morrison.


Si vous cherchez un mot de passe, essayez donc downgrade.
Merci aux visiteurs qui laissent une trace de leur passage.
 Till

lundi 2 septembre 2013

[Retour de concert] Et l'âne vit l'Ange...

  

Le 27 juillet dernier la foudre est tombée sur Lyon faisant environ 4500 victimes. Oh, on en a très peu parlé dans la presse, les journaux télévisés étaient déjà fort occupés à traiter des sujets brûlants comme la migration des poules d'eau dans le marais Poitevin ou la culture de l'andouille dans les boîtes branchées de Cannes. Et comment leur en vouloir ? Qui s'intéressait à 4500 bienheureuses victimes ? Bienheureuses ? Oui bienheureuses. Et consentantes.

Pourtant, rien ne laissait présager un tel cataclysme. Le ciel désespérément bleu rappelait aux plus étourdis que l'été s'était installé pour de bon depuis un mois, la température était estivale ce qui n'a rien d'extraordinaire un 27 juillet, la bière coulait à flot dans de pauvres gobelets en plastique prompts à se renverser sur les pieds maladroits et on apercevait même de maigres sandwiches et de tristes crêpes arpenter les travées d'un théâtre romain au bout de bras affamés.

Non, rien ne laissait présager un tel cataclysme. Sauf quelques oiseaux de mauvais augures espérant avidement qu'un séisme gigantesque vienne secouer la torpeur multi-millénaire des gradins en pierre. attendant impatiemment un déferlement d'énergie, un raz-de-marée électrique, un orgasme musical. Les dernières miettes de Belin rapidement dispersées, la tension était vite devenue palpable dans les rangs serrés des naufragés volontaires du proscenium. Au moindre frôlement, des étincelles jaillissaient des corps coupables et éclairaient joliment la fosse, jetant des ombres inquiétantes sur les âmes perdues en quête d'énergie vitale.

Puis, répondant à un signal mystérieux, une coutume ancestrale ou une décharge tellurique, tous ces corps se sont connectés en un immense réseau. Plugged. Ce réseau improvisé, vecteur d'un flux électrique dévastateur, s'est tout entier tourné vers la scène qui enfin, enfin, laissait germer ses mauvaises graines. Nous savons qui vous êtes.

Le flux électrique est instantanément absorbé par les mauvaises graines, transformant les semences diaboliques en un  monstre incontrôlable, créature mythologique, trou noir, noyau d'antimatière, générateur et amplificateur d'énergie. Le monstre saisit la foule dans sa gueule et l'entraîne en hurlant le long de Jubilee Street. Cours, galope, trébuche dans la rue devenue brasier, façades en flammes, immeubles en ruine, poursuivi par une boule de feu inarrêtable. I'm flying, look at me. Le monstre vole sur les flammes, s'y brûle les ailes, terrible et sublime. Trop tôt pour un paroxysme.

I want to tell you about a girl
She lives in room 29
That’s the one right on top of mine...


La chambre 29 elle aussi est emportée dans le grand incendie. Les planchers grincent, les poutres fument, personne ne sortira d'ici vivant. Flammes, ruines, débris, poussière, fumée, plus que les yeux pour pleurer. I hear her cryin'. Pleurer. Une chanson pour pleurer pendant que les femmes et les hommes dorment. Mais personne ne peut dormir quand l'orage continue à gronder. Les roulements de tonnerre déchirent les tympans, les éclairs zèbrent le ciel, magnifiques. Comme un soir d'orage sur Tupelo, Mississipi, comme un soir d'orage pour célébrer la naissance d'un autre mythe, un roi sans couronne.

Poursuivant sa course folle, crachant flammes et fumée le monstre écrase, piétine, broie tout sur son passage. Des sirènes exsangues lancent en vain leur chant vénéneux, les chœurs d'une église baptiste s'en remettent à ce qu'ils connaissent le mieux mais rien n'y fait, leur gospel endiablé échoue à son tour. Le monstre écrase, piétine, broie tout sur son passage. Poor Deanna.

Soudain, comme terrifié par sa propre férocité, il s'immobilise, pétrifié au son de quelques accords de piano. Le temps est suspendu, le monstre semble touché par la grâce, proche de la rédemption, la Belle et la Bête s'affrontent silencieusement. Rédemption. Grâce. Temps suspendu. Mais non, la voix intérieure le guide. Les gens ne sont pas bons, alors attaque, dévaste, détruit, pas de quartier, pas de pitié. Alors la bête rugit à nouveau, plus fort que jamais. La bête serre la foule dans ses bras et reprend sa course folle. La bête entraîne la foule dans une danse diabolique. Le fantôme de Robert Johnson surgit, une guitare à 10 dollars dans le dos. Avec un mauvais sourire il plante un archet dans celui d'Ellis.

La messe est dite, le diable s'invite au festin. Robert Johnson et le diable, qui sait lequel étripera l'autre ?
La lutte est rude, âpre, acharnée. Toutes griffes dehors, les coups pleuvent, les démons se mêlent à la transe. Stagger Lee, Jack l'Eventreur, une main droite ensanglantée arrache les âmes au son d'une cloche lugubre. Le monstre rugit, hurle, crache. La lutte est rude, âpre, acharnée, à en repousser les limites du ciel.

Le ciel désespérément bleu a cédé aux teintes de la nuit naissante. Dans le brasier 4500 témoins muets, essoufflés, épuisés regardent la bête se retirer lentement des décombres, repue, rassasiée, victorieuse. Personne ne sortira d'ici vivant, personne ne sera plus vraiment comme avant.

Thank you Mr Cave.
C'était le 27 juillet 2013. J'y étais.




Set-List :

We Know Who U R
Jubilee Street
From Her to Eternity
The Weeping Song
Tupelo
Mermaids
Deanna
People Ain’t No Good
Into My Arms
Higgs Boson Blues
The Mercy Seat
Stagger Lee
Push the Sky Away

Rappel :

We Real Cool
Red Right Hand
Papa Won’t Leave You, Henry
Jack the Ripper
Love Letter


Merci aux visiteurs qui laissent une trace de leur passage.
Till