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vendredi 11 avril 2014

Hugh Cornwell - Hooverdam [2008]


https://www106.zippyshare.com/v/iQZkGGM8/file.html



Qu'est-il arrivé à Léon Trotsky ?
Il avait un discours tranchant (1)
Qui lui a brûlé les oreilles

Qu'est-il arrivé à ce cher vieux Lenny ?
Le grand Elmyra (2), et Sancho Panza ?
Qu'est-il arrivé aux héros ?
Qu'est-il arrivé aux héros ?

Qu'est-il arrivé à tous les héros ?
Tous les Shakesperos(3) ?
Ils ont vu brûlé leur Rome.
Qu'est-il arrivé aux héros ?
Qu'est-il arrivé aux héros ?

Plus de héros du tout
Plus de héros du tout

Qu'est-il arrivé à tous les héros ?
Tous les Shakesperos ?
Ils ont vu brûlé leur Rome.
Qu'est-il arrivé aux héros ?
Qu'est-il arrivé aux héros ?

Plus de héros du tout
Plus de héros du tout

Qu'est-il arrivé aux Stranglers ?
A Jean-Jacques Burnel et à Greenfield ?
Qu'est-il arrivé aux héros ?
Qu'est-il arrivé aux héros ?

No more Stranglers anymore
No more Stranglers anymore


(1) débrouillez vous avec ça, le double sens est impossible à traduire. Pour ceux que ça intéresse, ça se passe entre "He got an ice peak" et "He got a nice speak".
(2) sauf si on me prouve le contraire, Elmyra est une féminisation du prénom de Elmyr de Hory, peintre et faussaire hongrois.
(3) faites un effort ! Le jeu de mots passe mieux en anglais.



01 Please Don't Put Me On A Slowboat To Trowbridge
02 Going To The City
03 Delightful Nightmare
04 Within Or Without You
05 Rain On The River
06 Beat Of My Heart
07 Philip K. Ridiculous
08 The Pleasure of Your Company
09 Wrong Side Of The Tracks
10 Banging On the Same Old Beat


Line up :
Hugh Cornwell : guitar and vocals
Caroline Campbell : bass guitar and vocals
Chris Bell : drums


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Till

mercredi 20 novembre 2013

Grand Jeu 7 - Thème 2 - The Stranglers - Black And White [1978]

 GRAND JEU DES BLOGUEURS MANGEURS DE DISQUES - SEPTIÈME EDITION
THEME N°2 - TEEN TITAN
Un disque usé jusqu'à la corde étant ado !


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BLACK AND WHITE


 Sur la table basse du salon il y a quelques livres qui traînent. Tiens, celui-ci est de Victor Hugo, regarde, celui-là est signé Mishima, et là un autre d'Asimov. Par la fenêtre on perçoit la lumière famélique d'une fin d'après-midi d'hiver. Campagne anglaise. A cette heure, en cette saison, les arbres sont noirs. Les rochers sont noirs. Le sol est noir.

Par la fenêtre, dans la lumière famélique on perçoit les flocons qui tombent paresseusement. Si on s'approche de la fenêtre on s'aperçoit qu'une fine pellicule de neige commence à recouvrir le sol de la campagne anglaise. White on black.

Dans un coin une télé, que personne ne regarde, vomit ses informations en flot continu. Les informations : sur le mode invasion soviétique en Afghanistan. Image de tanks qui déboulent à Kaboul. Drive, drive. Sur la table un des livres est ouvert. Gilliat affronte les éléments, Gilliat se bat contre la pieuvre, Gilliat retourne chez lui mais elle l'a oublié.

Referme Les travailleurs de la mer, écoute dans la pièce à coté, une radio qui chuchote. C'est le seul bruit à des kilomètres à la ronde. A part celui des flocons qui tombent délicatement sur la campagne anglaise. Par la fenêtre on aperçoit les flocons qui tombent. Par la fenêtre on aperçoit une silhouette noire qui marche dans la neige. Black on white.

La radio passe Sinatra. Le ciel passe des nuages. Le temps passe lentement. Nice'n Easy sirupe doucement à travers les ondes alors que la télé chante en silence combats, guerre civile et couvre-feu. Jeté par terre, un journal froissé confirme : combats, guerre civile et couvre-feu. C'est écrit là. Noir sur blanc. C'est sûrement vrai.

Sur la table basse du salon le sang de Mishima coule en noir et blanc, serpente en un réseau de ruisseaux qui s'éloignent et se rejoignent. Le sang de Mishima goutte à goutte sur le journal. Il parle de mort. Il parle de nuit. Il parle de suicide.

Par la fenêtre on aperçoit la nuit qui se mêle à la neige. On aperçoit des traces de pas qui pointillent de noir le tapis blanc. They turn the day into night. Black and white becomes.


01. Tank
02. Nice N' Sleazy
03. Outside Tokyo
04. Sweden (All Quiet On The Eastern Front)
05. Hey! (Rise Of The Robots)
06. Toiler On The Sea
07. Curfew
08. Threatened
09. Do You Wanna
10. Death And Night And Blood
11. In The Shadows
12. Enough Time

Bonus CD :
13.  Mean To Me
14. Walk On By

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Till

mercredi 12 juin 2013

Grand Jeu N°6 - Thème 2 - The Stranglers - (The Gospel According To) The Meninblack) - 1981



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GRAND JEU DES BLOGUEURS MANGEURS DE DISQUES - 6EME EDITION
THEME N°2 / BLACK IS BEAUTIFUL
Non, ce n'est pas le jeu de la pochette, on parle bien de l'artiste(s), de la musique, j'espère seulement que dans le contre pied, il n'y aura pas uniquement des admirateurs de Frank Black.

Jet Black secoue sa chevelure noire. Furieusement il frappe sur sa caisse claire et lance un regard noir vers le synthé où Dave vient de s'installer. En T-shirt blanc. Jet Black est dans une colère noire. Ça dépasse l'entendement ce T-shirt blanc. Déjà s'appeler Greenfield quand on joue dans les Meninblack ça sent la faute de goût à plein nez, mais alors le coup du T-shirt blanc...Il invective Dave, lui balance des noms d'oiseaux, lui en fait voir de toutes les couleurs, des vertes et des pas mûres.

Derrière ses lunettes noires Dave Greenfield s'en fout. Pour les besoins de l'album on l'a rebaptisé DaveinBlack, ça aussi il s'en fout. L'image du groupe, son code couleur, son apparence il s'en fout. Ce qui intéresse Dave c'est la musique. Et la musique il en jouait bien avant eux, alors c'est pas une bande de blanc-becs qui va le faire s'habiller en noir. Ce qui compte pour lui c'est l'influence qu'il a apporté à ce nouvel album. Ses synthés y sont omniprésents et ça c'est à marquer d'une pierre noire. Dave se ressert un café noir et caresse amoureusement son clavier, promène ses doigts sur les touches. Surtout les noires.

Dans son coin HughinBlack ressasse ses idées noires. Il s'inquiète de la tournure que prend la musique des hommes en noir. Quelle évolution depuis Black and White ! Avec la reprise de Walk On By il avait tenté un petit pas vers la musique noire mais la sauce n'a pas pris. A la place les Meninblack bricolent des sons életroniques et des synthés et Hugh a des idées noires. Et puis les pochettes ! Déjà, le coup d'avant, un corbeau noir, cette fois les tables de la Loi. La prochaine fois, pourquoi pas une panthère noire pendant qu'on y est ? Tout ça vient de Jean-Jacques, il le sait. Peut-être à cause de sa ceinture noire de karaté ? Hugh rigole tout seul à cette idée, mais il rit jaune. Hugh attrape sa telecaster noire et se tourne vers Jean-Jacques.

JJinBlack broie du noir. Il avait une idée terrible mais les autres n'ont pas suivi. Ok c'était gonflé, mais quand même, elle lui plaisait bien son idée. Changer le nom du groupe, le noircir pour qu'il colle mieux à leur image. Les autres ont dit non. Bordel, on ne va quand même pas s'appeler The Stranglers pendant encore trente ans ? Ca lui trotte dans la tête depuis Black and White cette affaire. Des idées il en a eu plein, ils les ont toutes refusées : The Black Keys, James White and the Blacks, Noir Désir, Black Lips, La Mano Negra, Bérurier Noir, Black Rebel Motorcycle Club, Black Flag...JJinBlack sourit de toutes ses dents blanches en pensant que jamais aucun groupe n'aura l'idée de choisir des noms pareils.

JJinBlack regarde le rideau noir qui ne va pas tarder à se lever. Comme d'habitude il fait un signe à Dave pour qu'il se tienne prêt. Comme d'habitude c'est inutile, Dave est déjà prêt. Le rideau noir disparait. Les lumières s'éteignent, c'est le noir complet. Les premières notes de Waltzinblack retentissent. Magnifique.

NdA : toute ressemblance ou similitude avec des personnes existantes ou ayant exister ne relève certainement pas du hasard. Pour ce qui est du T-shirt blanc, j'en suis moins sûr.


HughinBlack, JJinBlack, DaveinBlack et Jet Black présentent :
(The Gospel According To) The Meninblack

01. Waltzinblack
02. Just Like Nothing On Earth
03. Second Coming
04. Waiting For The Meninblack
05. Turn The Centuries, Turn
06. Two Sunspots
07. Four Horsemen
08. Thrown Away
09. Manna Machine
10. Hallow To Our Men
  
Bonus de la réédition de 2001 :

11. Top Secret
12. Maninwhite
13. Tomorrow Was Hereafter

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Till

lundi 14 janvier 2013

The Stranglers - Live X-Cert [1979]

https://www33.zippyshare.com/v/3ZpGOJtU/file.html


 Je ne rappelle pas comment j'ai découvert ce disque. Probablement encore un copain ou une copine qui me l'avait passé. Un live, pourquoi pas ? Avant les live c'était des triple albums où des rock-stars s'écoutaient dérouler des solos de guitare interminables en se regardant le nombril. Exactement ce que vomissaient les groupes nés dans le grand tourbillon de 76. Et là il suffisait de poser la galette sur mon tourne-disque pour comprendre qu'un live pouvait aussi rendre toute la rage répandue sur scène par le groupe. Un des premiers - peut-être le premier - album live d'un groupe issu du mouvement punk. Je n'ai pas comparé les dates de sortie avec d'autres comme le Document and Eyewitness de Wire par exemple.

Le son brut, le choix des morceaux, les quelques interventions vociférantes de Cornwell. D'un Ho, ho, ho, ho plein de rage il lance (Get a) grip (on yourself). Bon début. Dagenham Dave, et puis Burning up time et son solo de guitare (si, si !) acéré. Moins de dix secondes mais efficacité garantie. Puis Dead Ringer tout en puissance et basse percutante et enfin l'intro de Hanging around qui depuis 30 ans me file des frissons.
Intermède. Un petit discours de Cornwell : "J'aimerais que vous arrêtiez de cracher. Vous aimez probablement cracher, mais je n'aime pas particulièrement qu'on me crache dessus, surtout pendant que je joue". Pas de doute, les punks sont là, l'ambiance aussi.

Tout l'album est du niveau, forcément tout est extrait des trois premiers albums coup-de-poing des Étrangleurs de Guilford. L'original s'arrêtait à Go Buddy go mais Sa Sainteté le CD dans son infinie sagesse nous a gratifiés de sept pistes supplémentaires. J'avoue avoir peu écouté ces dernières.

Je ne peux pas conclure sans parler de Straighten Out, morceau si décevant en version studio quand la version de X-Cert est magnifique.

La pochette. Une main apparait sous une feuille de plastique noir tenant un extrait de journal : Stranglers in nude woman horror shock. Interdit de concert dans Londres, ils avaient organisé le Battersea Park festival pendant lequel une partie du live a été enregistrée. Pendant le concert, des copains et copines de Burnel, strip-teaseu(r)ses, les ont rejoint sur scène pendant Nice & Sleazy.



Curieusement ce dernier morceau - excellent et à l'origine de la polémique et du titre de l'album - ne figure pas sur la track-list retenue, ni même dans les titres bonus de la réédition CD. Par contre on retrouve ce titre live et strip-tease inclu, sur la VHS et la réédition DVD de The Stranglers - The Video Collection 1977-1982. J'ai un rip AVI de ce DVD, si ça intéresse je pourrais bidouiller un lien.


01 - (Get a) Grip (on Yourself)
02 - Dagenham Dave
03 - Burning Up Time
04- Dead Ringer
05 - Hanging Around
06 - I Feel Like a Wog
07 - Straighten Out
08 - Curfew
09 - Do You Wanna?
10 - Death and night and blood (Yukio)
11 - 5 Minutes
12 -  Go Buddy Go

Bonus CD :

13 - Peasant in the Big Shitty
14 - In the Shadows
15 - Sometimes
16 - Mean to Me
17 - London Lady
18 - Goodbye Toulouse
19 - Hanging around (alternate version)

 Regardez derrière l'image.
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Till