jeudi 15 décembre 2016

PERFECT WEEK - JEUDI 15 DECEMBRE

 Jeudi 15/12 : Effort : La chanson parfaite que l’on écoute le jeudi soir, au moment où l’on effectue ce footing hebdomadaire qui nous donne bonne conscience.

 SPRINGSTEEN "FURTHER ON (UP THE ROAD)"

https://pixeldrain.com/u/SM7ghyFY





We gotta get out while we're young, 'cause tramps like us, baby we were born to run. C'était facile, évident, imparable. Mais oui. Mais non. D'abord parce que je ne cède pas toujours à la facilité. Ensuite parce que j'aime bien faire le malin, vous m'attendiez là, je suis ailleurs, je vous ai bien eus. Ah lui alors il nous étonne à chaque fois, bah oui ça flatte mon ego et ça fait les affaires de mon psy. Enfin, parce que j'ai une bonne raison. Si, si je vous jure, une vraie de vraie bonne raison imparable, un truc en béton massif, avec armatures en acier trempé, qui résistera aux dix prochains holocaustes nucléaires. Je cours.

Attention hein. Au risque d'être hors-sujet aujourd'hui, je cours mais pas le jeudi soir. Je cours plutôt le midi en semaine et le matin le week-end. Question de planning, c'est le genre de truc que tu cases quand tu peux pas toujours quand tu veux. Mais ce qui compte c'est que je cours toujours en musique. Sinon je ne cours pas, c'est comme ça. En musique sinon no way, ça se passera sans moi. Et comme je cours seul, ça se passera pas du tout. En musique donc.

Autant l'avouer pour aller courir il me faut quand même une bonne dose de motivation. Et c'est pas le repas du week-end ou l'approche des fêtes qui me motive, plutôt le besoin d'évacuer. Évacuer sans m'emmerder sinon je vous renvoie au paragraphe précédent. Il y a des disques qui marchent mieux pour courir (ah ah ah). Les Toccata de Bach par exemple j'ai pas essayé mais, entre nous, j'y crois pas trop. C'est peut-être un a priori, j'en ai plein. J'ai peut-être tort, je dis pas, mais je reste plutôt dans l'idée de ne pas tenter le coup. Non je préfère vraiment un truc qui me donne le bon tempo. Pas trop speed, faut pas déconner, je veux pas risquer l'entorse de l'oreille ou l'explosion pulmonaire due au sur-régime, ou encore cracher toutes les clopes que je n'ai plus fumées depuis 25 ans. J'élimine donc d'office Bad Religion par exemple, c'est du sprint, c'est bon pour les Jamaïcains non fumeurs. Non, trouver le bon tempo c'est ça le secret.

J'ai essayé avec Munly et le SCAC, ça marche pas mal. Sauf que, Munly qui te chante dans les oreilles, là c'est la trouille qui te fait partir au sprint. Mauvaise idée. Les Ramones c'est bien. Surtout pour garder le rythme. One, two, three, four, one, two, three, four...Mais je vous ai déjà fait le coup des Ramones hier, faudrait penser à se renouveler. Quoique, y en a qui ne s'emmerdent pas avec ça, qui te balance les mêmes tous les jours de la perfect week. Hein Keith ? Ah oui, vous l'avez compris, j'ai rien écrit à l'avance, je fais ça à l'arrache au dernier moment. Donc pas les Ramones, on est d'accord. Enfin, surtout moi. Et puis j'écris ça au dernier moment mais quand même...La chanson parfaite je l'ai choisie depuis longtemps. C'est même le premier thème que j'ai coché.

Parce que je cours vraiment en écoutant cet album du Boss. Pas tout le temps of course (ah ah ah again), mais souvent. Et ce morceau il est parfait pour ça. Si vous me dites le contraire vous avez tort. Further On, c'est le genre de truc que Springsteen sait bien faire. Gros riff qui accroche, rythmique impec et mélodie imparable. J'ai pas vu le Boss en concert depuis au moins 50 ans mais je suis sûr que ce morceau est un hymne que tout le public reprend en chœur pendant 50 minutes. Soit la durée d'un bon footing.

Un morceau de bravoure pour courir. Ok, la route est longue avant de se rejoindre,  là-bas au bout, plus loin sur la route justement. On va transpirer, souffler, souffrir mais c'est ça aussi le rock'n'roll. Du sang, de la sueur et des larmes. De la souffrance. Un effort, je vous rappelle le thème. C'est jamais facile, ou alors c'est qu'on vise le top 50. Mais là je vous préviens, le footing ce sera sans moi, souffrir sur le top 50, vous pouvez toujours courir.



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Till

mercredi 14 décembre 2016

PERFECT WEEK - MERCREDI 14 DECEMBRE

Mercredi 14/12 : Candeur : La chanson parfaite que l’on écoute le mercredi après-midi,
telle une madeleine de Proust, lorsque la présence d’enfants dans les rues nous rappelle
quelques souvenirs de jeunesse.


 RAMONES "I DON'T WANNA GO TO THE BASEMENT"

https://pixeldrain.com/u/wnZGyaJF
 



There's somethin' down there. Hey les kids, vous laissez pas faire. Vous avez le droit. L'escalier, la lumière en panne, il y a truc là en bas. Il est là pour vous. Ne vous laissez pas faire. Les adultes ont oublié. Les adultes oublient toujours. Ne vous laissez pas faire, refusez, Hey Daddy-O. N'ayez pas honte, c'est pour de vrai, il y a un truc là en bas. La peur, la peur. Les adultes ont oublié, il est là pour vous. La lumière en panne, la cave qui vous avale, jamais rassasiée, le monstre sans corps, boogeyman blues. La peur du noir. Elle est réelle, ils ont oublié, vous laissez pas faire. Pas de honte les kids, vous avez le droit. Dans le noir là en bas y a truc qui vous attend. C'est pas vous, c'est pas vous. La peur existait avant. Ça a toujours été. Le premier atome a eu peur. Il a oublié. I don't wanna go. Alertez les bébés, la lumière en panne. L'escalier. Le souffle là à côté. Cloué sur place, tétanisé. Ce bruit derrière, Hey Daddy-O, n'y allez pas, Hey Daddy-O, pas moi, je veux pas y aller, il y a un truc là en bas, je veux pas. Hey Daddy-O.


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Till

mardi 13 décembre 2016

PERFECT WEEK - MARDI 13 DECEMBRE

Mardi 13/12 : Introspection : La chanson parfaite que l’on écoute le mardi midi, lorsque l’on s’isole pendant la pause méridienne pour se retrouver avec soi-même.

NICK CAVE "OH MY LORD"

https://pixeldrain.com/u/KKdxrxPc





I thought I`d take a walk today, it`s a mistake I sometimes make.
Confusion d'ombres et de lumières, ballet de silhouettes qui s'agitent vainement, tentant  d'attraper... Une agitation dérisoire tournée vers...Une nuée de particules s'orbite autour du grand vide magnétique. Mouvement statique, tourne en rond, reviens au point de départ. Courir, courir. Pas le temps, plus le temps, PAS ASSEZ DE TEMPS. Dans un fracas atomique une molécule perd un électron, devient instable, pas bon, pas bon, pas bon.

Call it a premonition, call it a crazy vision
Call it intuition, something learned from mother

Annonces classées : Charge positive cherche électron libre pour créer noyau stable. Sérieux s'abstenir. Possibilité fonder cellule souche, créer deux ou trois bosons de Higgs, changer leurs couches électroniques saturées. Couche K, capacité 2. Petit proton deviendra grand. Envoyer sms au 999. Dans la grande partouse des particules, une molécule s'accroche à son électron pour graviter ensemble, à deux, tout seul, pareil.

Now I`m down on my hands and knees
And it`s so fucking hot!
Someone cries, "What are you looking for?"
I scream, "The plot, the plot!"

"Je ne crois plus en la gravité, elle m'a laissé tomber" chante un atome transformé en ion. La guerre des ions est déclarée. Télévision, inquisition, rébellion. Lui pas comme moi, moi pas aimer lui, ça va saigner. Bombardons les protons, bombardons les neutrons, eux pas comme nous. Les ions irréversibles.

The ladders of life that we scale merrily
Move mysteriously around
So that when you think you`re climbing up, man
In fact you`re climbing down

Lucy s'envoie en l'air avec Robocop des CERN sous les yeux je suis la fin de l'évolution Darwin Station terminus tout le monde descend je suis la fin de l'évolution je suis la dévolution DEVO DEVO are we not men ou juste des agglomérats aléatoires de particules qui tournent en rond en rond en rond je suis un isotope radioactif 3615 Keskeuchfoula j'avale du polonium au ptit déj l'accélérateur à fond collision imminente j'envoie mes particules dans l'espace.

Des silhouettes s'agitent [vainement] autour de moi.



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Till

lundi 12 décembre 2016

PERFECT WEEK - LUNDI 12 DECEMBRE

Motivation : La chanson parfaite que l’on écoute le lundi matin, au moment du café ou dans la voiture pour aller au boulot, afin de nous donner l’énergie nécessaire pour affronter une semaine éprouvante. 

KEVIN MORBY - I HAVE BEEN TO THE MOUNTAIN

https://pixeldrain.com/u/7267YhCk



 
Ring! Ring! It's 7:00 A.M.!
Move why'self to go again
Cold water in the face
Brings you back to this awful place

Café, douche, café. Tenir en attendant le prochain.
[Métro D, 7h30]
Allez, où j'ai foutu ce dossier ? Trouuuuuve le ! Mais il oùùùùùùùùù, je trouve plus Sandinista. La loose complète.

Better work hard I seen the price
Never mind that it's time for the bus
We got to work an' you're one of us
Clocks go slow in a place of work
Minutes drag and the hours jerk

[Métro D, 7h35]
Dans mon cerveau embrumé un plan machiavélique se forme lentement. Un plan en trois parties. 1, appuyer sur le bouton "Arêt d'urgence" du métro. 2, Sortir en courant de la rame. 3, Retourner chez moi copier The Magnificent Seven sur mon lecteur. Mais ça coince, un truc me retient de le mettre en application. Peut-être la gueule défaite de mes voisins de métro. Lui, endormi sur son siège. Elle, plongée dans la lecture d'un pseudo journal à deux balles. Même pas, gratuit. Merde, si ça se trouve j'ai la même tronche qu'eux. Si ça se trouve on m'a pas prévenu, on est sur le tournage de "La fin de la nuit des morts-vivants".
[Métro D, 7h37]
Un plan, vite un plan, un truc de secours pour éviter le naufrage. "Naufrage d'une rame de métro un lundi matin", tu vois les gros titres ? Cherche, trouve, un truc, un truc, un truc vite. Cherche, trouve. Trouuuuuuuuve. Recherche frénétique, les doigts bougent aussi vite qu'ils peuvent, le cerveau peine à suivre mais suit tant bien que mal, les images défilent, les titres apparaissent disparaissent. Jusqu'à.

Calling out
Demanding answers
Pleading skies
Cry for hours

Voilà je le tiens mon truc. Je débranche les écouteurs, je monte le volume. Elle, lève la tête de son journal gratuit. Volume à fond. Debout, bouge. Lui, ouvre les yeux, me regarde halluciné.

Destroy the destroyer
And do it fast

Lecture en boucle. Elle, s'est levée. Lui, s'est levé. Dans la rame tout les monde les imite.

I have been to the valley,
And I have sung all her songs
Watch me sing along

[Métro D, 7h45]
Une rame pleine de passagers qui chantent et dansent. Ils reprennent les chœurs, ils miment les cuivres, ils chantent inlassablement le refrain.
C'est une putain de semaine qui commence.

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Till

mercredi 30 novembre 2016

PERFECT WEEK... - UN JEU INTERBLOG


Je relais l'info :

Les habitués le savent, sur Last Stop ? This Blog ! ce sont essentiellement des morceaux, plus que des albums, qui sont mis à l’honneur. Un blasphème aux yeux de certains puristes, qui servira néanmoins de base pour ce nouveau jeu interblogs, fortement inspiré par les éditions précédentes du Grand Jeu des regrettés Mangeurs de Disques.

Avec l’accord de Jimmy, on reprend donc la trame principale de ce Grand Jeu :
-          chaque participant doit poster ses articles sur un blog quelconque (possibilité évidemment de contribuer à plusieurs sur un même blog, étant entendu que toutes les adresses des blogs participants seront référencées par ici)
-          chaque article sera consacré à un – et uniquement un – morceau
-          chaque morceau (qui peut être instrumental ou non, aucune contrainte à ce sujet)  sera choisi en fonction d’un thème précis
-          sept thèmes pour une semaine de jeu
-          les thèmes seront envoyés au préalable aux participants qui, de fait, auront tout le loisir de préparer leurs contributions
-          la thématique globale (de laquelle découleront les sept thèmes) sera ‘Perfect Week’. L’idée sera de désigner sept morceaux correspondant à autant de moments clés d’une semaine dite « parfaite ». 
-          le jeu aura lieu du 12 au 18 décembre 2016, charge à chacun des participants de publier l'article sur son blog, chaque jour, au moment où il le désire.

Afin d’éviter le bide et car plus on est de fous, plus on rit, n’hésitez pas à relayer l’existence de ce jeu sur votre blog (ou ailleurs, dans la rue, avec les collègues, etc… Bon ok, sur vos blogs, ça suffira).
Pour vous inscrire et recevoir la liste des thèmes, vous pouvez m’adresser un mail à l’adresse suivante : ailenorton@laposte.net

Merci aux futurs participants !



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Till

jeudi 24 novembre 2016

Retour de concert [croisés] - Kevin Morby - Bordeaux 19-11-2016 - Lyon 16-11-2016

L'Epicerie Moderne - Feyzin - 16-11-2016
Rock-School Barbey - Bordeaux - 19-11-2016



Un an bordel, un an !
Un an que le monde entier est suspendu au bord du gouffre du Beautiful Downgrade et ne voit plus rien venir … Et là, tout d’un coup, le volcan se réveille, les indicateurs virent au rouge, l’excitation monte, et, et … tout ça retombe comme un soufflé : aucune trace de Glen S Baster, encore moins de Till son géniteur, non juste ce minable acronyme en guise de signature …
Désolé, je suis sincèrement désolé de vous avoir infligé cette fausse joie. Si-si, je vous assure. Mais bon, maintenant qu’on est là autant en profiter.
Till et moi avons quelques points communs, musicaux d’abord, même si, vous nous connaissez, nous sommes plutôt du genre à nous chambrer sévèrement sur nos différences, cette manie qu’il a de ne jurer que par cet australopithèque mal dégrossi … Parenthèse, pour Dev : on se chambre mais c’est pas grave, on a tort tous les deux, on a raison tous les deux, j’ai raison et Till a tort (le plus souvent) mais non, vraiment, c’est pas grave…
Et donc, en matière de point commun, je m’en vais vous parler aujourd’hui d’un jeune artiste à l’endroit duquel nous sommes en train de vouer une sorte de, n’ayons pas peur des mots, culte, j’ai nommé Kevin Morby. Dans le but d’éviter les répétitions et pour coller à la réalité je me réfèrerai parfois à lui en tant que ‘’Litteul Kevin’’ (des fois on l’appelle comme ça entre nous) . La musique c’est sérieux (disait je sais plus qui) mais on est quand même un peu là pour rigoler aussi.

[Il ne faut pas désespérer de la jeunesse. Baster n'était pas là mais on a parfois de drôle de surprises dans un concert de KM. Même à l'Epicerie Moderne un 16 novembre.]

Nous sommes en 2014 : je dois partir en stage à Londres et je farfouille sur le net à la recherche d’artistes en concert (petites salles, toujours) qui pourraient m’intéresser. Ma foi c’est pas gagné, y a bien les Libertines qui fêtent leur réformation à l’Alexandra Palace, juste à côté de mon hôtel, mais sans déconner, Doherty et ses ‘’potes’’, non, pas question ! Je continue à chercher et je tombe sur un nom qui me dit vaguement quelque chose : Kevin Morby passe au Shacklewell Arms, un pub du côté de Dalston. Ça y est, je me souviens, un post de Charlu, j’ai écouté brièvement, ouais, pas mal, j’y suis pas retourné. Là il est question d’aller ou non à l’autre bout de Londres (Muswell Hills-Dalston, c’est pas simple !) retour donc chez Charlu, un peu plus concentré, Harlem River, blaaaam , putain de claque !!! Et vous allez rire, dans son post Charlu qui mentionne Doherty et donc forcément je le flambe (du calme Dev, puisque je te dis qu’on rigole…) et remontez un peu plus haut, les Libertines qui se reforment au moment-même où, c’est décidé, je vais faire connaissance avec Litteul Kevin ! Bref, Kevin Morby au Shacklewell Arms bah ce fut simplement génial, un two-piece avec son vieux pote Justin, batterie-guitare/chant qui emplit l’espace comme t’y crois pas, c’est frais c’est inspiré, j’en reste sur le cul. Une vidéo postée chez Marius sur le Canut Brains et Till qui débarque, genre ‘’ouais c’est cool mais c’est vrai qu’y a un côté Doherty …’’, le rat, il a fouillé et m’a débusqué ce fameux échange avec Charlu … En attendant, Till est mordu (par Morby, haha !) et il est foutu. Lui aussi. Nous sommes en 2015 : Kevin passe à Lyon et à Bordeaux, là c’est Till qui se colle à la vidéo et au post enfiévré (ici-même donc, cherchez bien vous trouverez) puisque bien sûr Till va le voir à Lyon et moi à Bordeaux. Concert toujours aussi intimiste, juste l’ajout d’une bassiste qui apporte une touche à la foi féminine et de basse (elle a bien fait de venir …) et s’appelle Meg. [Elle me fait marrer avec son look Jenesuispasunerockstar, fringues amples et petite tresse, la guitare bien haut sur le buste. Ne change rien Meg, c'est parfait comme ça]

Litteul Kevin grandit, un peu, et c’est toujours aussi bon, je vous renvoie au post du maître de céans. Nous arrivons à 2016 : il y a quelques jours Morby passe à Lyon et Bordeaux et devinez quoi ? Tout juste ! Vous trouverez donc ici une ‘tite vidéo du concert à Barbey, filmée (mal) par ma pomme. L’an dernier c’était aussi à Barbey mais dans la petite salle, là on a droit à l’auditorium, genre 700 places. Non pas que l’audience de Litteul Kevin Morby se soit exponentiellement développée, non c’est juste qu’à Barbey ils ont lié ce concert à une opération gastronomique (S.O. Good) et fait venir sur place 4 chefs étoilés de la région, un producteur d’huîtres et un vigneron bio, dont j’ai oublié le nom, qu’on appelle la rock-star des vignerons même que le livre écrit sur lui a été préfacé par Iggy Pop ! [Je crois qu'il veut parler de Stéphane Derenoncourt, note le co-auteur qui aime à suppléer la mémoire défaillante de EWG quand l'occasion se présente]

Moi j’ai zappé le truc, à Bordeaux je suis chez ma fille, j’en profite un peu avant de l’emmener voir Morby (qu’elle avait vu aussi l’an dernier, ça va vous suivez?) et on débarque à l’heure prévue dans un bordel sans nom, la rock-star des vignerons a laissé des traces … Des traces qu’on retrouve dans le public dont on se rend vite compte, s’il était nécessaire, qu’il n’était pas forcément venu pour la même chose que nous. Bon ben c’est simple, sans autre forme de procès que d’envoyer sa sauce (ouais, c’est gastro-rock), Morby les a fait taire. Et faire taire un sexagénaire bordelais aviné et bavard venu, lui aussi, en famille, c’est pas ce qu’il y a de plus facile. Et les spécimens de ce genre étant nombreux, on les rajoute aux fans de KM (c’est pour Kevin Morby) et on se retrouve un peu plus loin que d’habitude, d’où une vidéo pas top mais j’ai pas peur, elle fera son effet.

 [Il ne faut pas désespérer de la jeunesse. En attendant le début du concert je zone dans l'Epicerie une bière à la main et je tombe nez-à-nez avec Louis, fils d'amis, 21 ans tout carrossé, qui zone dans l'Epicerie une bière à la main en attendant le début du concert. "J'en reviens pas que tu viennes voir Kevin Morby" me dit-il ébahi. "J'en reviens pas que tu viennes voir Kevin Morby" réponds-je étonné, avec un sens de la répartie à faire frémir les héritiers de Philippe Bouvard. Nous avons donc zoné dans l'Epicerie, une bière à la main en attendant le début du concert. Mais ensemble. Il ne faut pas désespérer de la jeunesse.]

 Cette année Litteul Kevin est entouré d’un batteur (ah merde il ressemble pas à Justin, chuis inquiet. Calme-toi me dis-je, c'est pas possible ils sont trop potes… Mais si c'est bien lui, ouf !), d’un bassiste, oui un car Meg est toujours là mais elle est passée à la guitare. Si chaque année il rajoute un membre ça va finir en Big-Band cette histoire. Moi ça me gênerait pas.

[En attendant le big-band, à 4 on fait parfois plus de bruit qu'à 3, le son est plus rock que l'an dernier et les envolées s'envolent. "Harlem River" est en crue, "I've been to the mountains" atteint des sommets, "Singing Saw" me coupe les jambes. Toujours malin, KM termine encore une fois par la ballade d'Arlo Jones, histoire que tout le monde rentre en fredonnant des ouhouhouh ouhouhouhouh ouhouh addictifs.]



 La fameuse scène de la Bordeaux Pinard Arena


Y avait une autre Meg, Baird de son nom, en première partie, et ça n’a pas été facile pour elle … Kevin l’a fait revenir pour son rappel, ils ont chanté un truc de/en hommage à Leonard Cohen [Pour ceux que ça intéresse, ils reprennent Passing Through tous les 5. Si, si recomptez bien, ça fait 5, je vous promets j'ai vérifié]. Kevin a aussi repris Townes Van Zandt tout seul, comme un grand qu’il est train de devenir. Voilà, c’est tout.

[Vu toutes les premières parties un peu pourries que je me suis tapées depuis 35 ans, j'ai trouvé le set de Meg Baird sympathique et extremely cooooooooool. Faut oser se pointer sur scène toute seule avec sa guitare et tenter d'accrocher le public en lui parlant avec son accent de, de...d'où d'ailleurs ? à couper au sabre-laser. Elle s'en sort bien la petite.]

Ah non, deux trucs encore : les trois tournées successives de Morby suivaient la parution de chacun de ses trois disques solo, je ne saurais même pas lequel vous recommander pour appréhender le bonhomme, on tient là le début d’une Œuvre avec un grand Œ. A mon avis.
Et puis les dates, j’ai tout essayé mais j’ai pas pu coordonner : Kevin Morby est passé à Lyon deux jours avant l’anniversaire de Till. Et à Bordeaux un jour après le mien. Faut qu’on se démerde pour l’an prochain.
Parce que ouais, c’est un autre truc qu’on a en commun avec Till, la date de naissance. 
Happy birthday Boss !
EWG

[C'était le 16 novembre 2016 à L'Epicerie Moderne. J'y étais.]


Merci aux visiteurs qui laissent une trace de leur passage.
Merci surtout à EWG qui redonne un peu de souffle à ce blog.

Till

vendredi 23 octobre 2015

Jack O'Fire - The Destruction Of Squaresville [1994]


https://www82.zippyshare.com/v/ADOd09j4/file.html


Une enquête de Glen S. Baster.
 
Quadraturbs Delenda Est.

Qu'est-ce que j'étais allé foutre dans cette galère ? Caton l'Ancien ou Molière, j'avais beau enfiler les citations comme les Ramones les morceaux de bravoure, question galère j'étais le champion. Toutes catégories. A cette heure-ci j'aurais dû être tout à ma quête, à la recherche de mon rayon de soleil, à relever le défi de son message sibyllin. Ça n'était pas mon combat.

[Les façades néo-classiques affichent fièrement leurs colonnes à chapiteau, leurs appareillages de pierres, leurs fenêtres aux proportions idéales. Des rectangles d'or à en avoir la nausée. Elles exhibent leurs pignons comme autant de symboles maçonniques. La pluie martèle les toits. La pluie inonde les chéneaux. La pluie ruisseeeeeelle le long des vitres.]

J'avais besoin de fric, j'avais accepté le boulot. "Now give me money, that's what I want". Fini le scotch, je pouvais me contenter de musique et de bière, mais j'avais quand même accepté le job. Pour bouffer entre deux bières. Pour me lancer dans ma quête. [Les façades néo-classique abritent des scènes douillettes, familiales. Immuable. Des familles réunies autour du diner. Un père qui récite les grâces. Des enfants qui jouent une fois leurs devoirs terminés. Immuable.]

Évidemment j'étais habitué aux missions ringardes, aux filatures foireuses, aux enquêtes pourries, mais là, je ne savais même pas si c'était une enquête. Ce mec sentait venir un truc et m'envoyait ici pour le tenir au courant en direct. Ici ! Grand reporter, envoyé spécial, pas un truc pour moi ça. Pas mon combat, juste le fric. [Les postes de télévision ronronnent et déversent leurs flots de publicités. Ketchup, soupes en boites, beurre de cacahuètes. La télévision dit : Engraissez, c'est bon pour l'Amérique.]

Et me voilà dans ce trou à rats, l'endroit où il ne se passe jamais rien. J'avais trouvé refuge dans le seul rade potable de la ville. Sièges en cuir, boiseries, j'étais coincé à l'intérieur d'un tableau de Hopper. "Nighthawks at the diner". [Un bruit sourd se répand et s'amplifie, escalade les graduations, décibel après décibel.]

"Nothing never happens here". Pourtant je vois des ombres s'agiter. J'entends une rumeur gronder. [Un homme regarde par la fenêtre. L'église veille sur la ville comme elle l'a toujours fait. L'homme est inquiet]. Baster est calé dans un siège en cuir. Mr. Bartender attend qu'il ait fini sa bière pour fermer. Mr. Bartender veut rentrer chez lui, retrouver femme, enfants et télévision. Mr. Bartender essuie des verres et s'impatiente. [L'inquiétude se répand au rythme du bruit sourd. L'homme referme sa fenêtre, le bruit persiste. Ses voisins sont inquiets, la rue est inquiète, la ville frémit.]

Ça n'est pas mon combat. J'aperçois des ombres, je distingue des formes, je RECONNAIS des silhouettes. Face à Baster sa bière. Plus loin dans son champ de vision la vitrine. Au-delà, la lumière colorée des néons éclaire des corps qui s'agitent, bras en l'air, jambes tendues. Ça remue et ça crie, portés par la nuit les bruits se heurtent aux façades, rebondissent sur les vitres, se répercutent de rue en rue. [L'eau qui ruisselle sur les pierres s'infiltre insidieusement dans les anfractuosités des joints. L'eau imprègne le ciment.]

Je RECONNAIS des fantômes. Ce noir maigrichon, feutre sur la tête, guitare bon marché dans le dos. Je perçois une odeur de soufre. Un halo de fumée le nimbe diaboliquement. [La télévision dit : le froid s'abat sur la région, il va geler cette nuit. A pierre fendre.] Là, un jeune type au regard intense, le corps parcouru de spasmes, une corde à linge autour du cou. Mr. Bartender regarde, incrédule, l'agitation de l'autre côté de sa vitrine. Un verre dans une main, le torchon dans l'autre, il en oublie Baster et sa bière interminable. Mr. Bartender est captivé, il oublie d'être inquiet. [Cette nuit l'eau qui a imprégné les joints des pierres va geler, son volume va augmenter d'environ 10%. En passant en phase solide l'eau va se dilater, faire éclater les joints et désolidariser les pierres. C'est seulement le début.] Et ici, une coupe afro, des vêtements de hippie, bandeau dans les cheveux. Ça n'est pas mon combat. Et celui-là, regarde celui-là, cheveux blonds mi-longs, veste en jean avec ses faux-airs de Brando, il chante comme si sa vie en dépendait.

Ils sont 10, ils sont  100. Un millier. La rumeur enfle à l'infini. Le bruit devient assourdissant. En vrac : des cris, des accords de guitare, des martèlements de batterie. Ça n'est pas mon combat, je reste assis sur mon siège en cuir. Mr. Bartender a oublié Baster. Mr. Bartender a oublié le verre dans sa main. Il fixe l'autre côté de sa vitrine, immobile. Tombé en syncope. Il a l'air d'être coincé dans un tableau de Hopper. [L'homme a fermé ses volets. Ses voisins ont fermé leurs volets. Ils cherchent un abri derrière une protection dérisoire.] J'entends les battements, je reconnais les rythmes. Ça n'est pas combat mais je les connais, je les vis. Sans mon accord mon cerveau a commandé à mon pied de battre la mesure sous la table. [De fines raies de lumière filtrent à travers les persiennes fermées et nimbent les rues d'une pauvre clarté impuissante.]

Sorti de sa torpeur par le martèlement du pied de Baster, Mr. Bartender regarde, hébété, le verre et le torchon. [Les molécules d'oxyde d'hydrogène ont entamé leur processus de solidification.] Les fantômes ne sont pas seuls, il y a des musiciens partout. On dirait que tous les groupes du monde se sont réunis ce soir. A Squaresville. Les traits de Mr. Bartender se déforment et expriment une horreur légitime au moment où il voit, il entend, il sent sa vitrine se briser. [Déjà une pierre tremble sur son socle puis une autre et encore une,] C'est un concert géant, un gig monumental, Les éclats de verre jonchent le sol de l'établissement, l'air froid s'engouffre dans la salle "pure rock'n'roll", tout le monde joue en même temps, les sons s'unissent, les rythmes s'empilent [emportées par les ondes sonores, les molécules d'air s'entrechoquent et poussent, hors de leur logement, les pierres] et  couche après couche constituent un ouragan sonore [qui entrent en résonance] et Mr. Bartender se demande fugitivement s'il ne devrait pas balayer mais décide finalement de remettre ça au lendemain qui emporte tout sur son passage, pas mon combat, partout les vitres volent en éclat, [et, une à une, dégringolent] sans être très sûr de ce que sera le lendemain, le public hurle, reprend les refrains en cœur comme des hymnes, [des façades néo-classiques,] communion, fusion, confusion. [les piliers cèdent sous les assauts] ni comment il va retrouver sa ville après ce qui se passe ce soir. [et les linteaux basculent à leur tour] Ce n'est pas mon combat mais j'entre en résonance [et s'écrasent sur le pavé dont les éclats se répandent sans harmonie,] Mr. Bartender s'inquiète tout à coup [les façades exhibent maintenant des dents creuses, des trous noirs] et ma table, ma bière sont les seuls éléments stables dans ce pour femme, enfants, télévision [des gueules béantes] maelström sonore où je bascule sans résister, ce n'est pas mon combat, "my my hey hey", et plus généralement pour tout ce qui constituait le cocon rassurant de sa vi(ll)e, [et tentent de se maintenir encore un peu, un instant, une seconde, une infime fraction de temps] mais je bascule à mon tour et le tourbillon [avant de s'effondrer] ce qui était, ce qui ne sera plus [de toute leur] m'emporte, les fantômes, les fantômes. [hauteur].

[La télévision dit : rien, silence, écran noir.] Mr. Bartender, à genoux, pleure. Ses larmes, de tristesse ? de joie ? ruisseeeeellent sur son visage transfiguré. Je passe derrière le comptoir et je remplis un verre. Mr. Bartender regarde la bière que je lui propose. Mr. Bartender me regarde mais ses yeux semblent fixer un point loiiiiiiin derrière moi. Son regard vide remplit l'espace. "Rock'n roll is here to stay".

Track-list

01 Asked For Water (Howlin' Wolf)
02 Meet Your Death (Blind Willie McTell)
03 No Love Lost (Joy Division)
04 Moanin' At Midnight (Howlin' Wolf)
05 Hate To See Ya Go (Little Walter)
06 Can't Tell No One (Negative Approach)
07 Own-up Time (Small Faces)
08 Judgment Day (Pretty Things)
09 Let's Get Funky (Hound Dog Taylor)
10 So What (The Lyrics)
11 7th Son (Willie Dixon)
12 Stand By (The Sabyrs)
13 Boss Hoss (The Sonics)
14 Jackie O (The Beguiled)
15 Slow Down Little Jaguar (Chuck Berry)

Line-up


Dean Gunderson : Double bass
Joshua La Rue : Drums
Pepper Wilson : Hammond Organ
Tim Kerr : Guitar
Walter Daniels : Vocals, Harp/Harmonica



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Till

dimanche 21 juin 2015

[Retour de concert] Kevin Morby au Marché Gare - 10 juin 2015


Retour au Marché Gare, ça faisait plusieurs mois que je n'y avais pas mes pieds d'Homo Rock'n'Rollus attardé. Mais là, forcément, l'ancien Babies devenu grand tout seul avait retenu mon attention et j'avais coché la date depuis longtemps.

Chronologie oblige, j'attaque par les premières parties, deux pour le prix de zéro, une affaire en or. Impossible de ne pas parler un peu de Weyes Blood, pseudo de Natalie Mering que je ne connais pas. Mais hey, je ne connais pas tout le monde dans le monde non plus hein. Pourtant c'est une expérience. Courageuse. Une voix troublante, fragile dirait l'apprenti Inrock And Folk que j'ai renoncé à être, posée sur, sur...sur quasiment rien. Parfois une guitare discrète, parfois des sons samplés. Pas de la musique à proprement parler, plutôt des murmures musicaux. Le tout fait immanquablement penser à une certaine Nico. La dame est seule sur scène, dans une tenue aux antipodes de son folk gothique - Inrock And Folk sors de ce corps - et voilà. C'est troublant, pas toujours passionnant mais une expérience à vivre. Au moins une fois.

La suite est plus commune. Ou presque. Du rock, du vrai, qui sent la sueur et la bière. D'ailleurs j'ai fini la mienne, c'est la misère. Rock, un peu punk, un peu garage, un peu noise. Indie comme on écrit chez vous-savez-qui. Hé les mecs, 4 guitares pour une basse, vous êtes sûrs que c'est suffisant ? Sinon demandez à Miss Weyes Blood, elle en a peut-être une autre dispo, peu servi, état neuf, une affaire.

Mais voilà qu'au fond de la scène, d'un écran de fumée noire jaillit un fier cavalier blanc. La foule extatique retient son souffle, dans l'attente de la parole divine. Ok, ok j'en fais beaucoup, ça s'est pas passé du tout comme ça. Sauf que, le cavalier blanc quand même hein. J'avais laissé Little Kevin en chemise de cow-boy rouge à carreaux blancs et le voilà qui bluffe tout son monde avec sa chemise de cow-boy blanche. A se demander si c'était bien lui. Mais mon garçon, on ne me l'a fait pas à moi, j'étais prévenu, j'ai un indic.

Donc, oubliez l'écran de fumée, la foule extatique et la parole divine. Mr Morby se pointe sur scène comme un petit gamin sympa, accompagné d'un grand batteur et d'une petite bassiste. Ok Kevin, tu veux te la jouer cool, folk-singer, guitare acoustique, pas de problème, fais comme tu veux. Mais je te connais tu tiendras pas longtemps. Tu vas vite revenir à l'électricité, j'en suis sûr. Alors vas-y, déroule ton folk, balance-nous tes "hou hou hou", j'ai même pas envie de me moquer. All of my life, waiting for you, j'exagère à peine. Mais ho, la gratte électrique te démange hein ? T'as parcouru des miles miles miles pour venir ici alors profite.

Et oui, le gamin a pris la guitare électrique et enchaine les morceaux avec l'aisance insouciante du petit génie qui se fout de tout ce buzz autour de lui. Ah ouais tu fais pas la star Kevin ? Pas de discussion effrénée avec le public, tout juste quelques mots pour annoncer un titre. Mais attention. Kevin agite la tête, Kevin secoue sa guitare, Kevin martèle les cordes. Guitar hero pour rire, les morceaux deviennent plus rock. T'as pas oublié les Babies hein Kevin ? C'est Cassie qui serait contente.

Pas de bol, quelques problèmes techniques perturbent le show. Bon d'abord les mecs, le réglage de la basse, c'était pas au point. Harlem River I'm in love love love love mais alors là, la basse m'a démonté la cage thoracique. J'ai senti mes côtes danser séparément pendant quelques minutes. All because of you. Et puis ce larsen merde ! Le pôv petit Kevin ne sait plus quoi faire avec sa guitare. Alors ni une ni deux, il quitte la scène et il va en chercher une autre. Comment ? T'as même pas un roadie pour faire ça ? Quand je vous dis que c'est pas une star ce Kevin.

Oubliées la basse qui désosse et la guitare qui flingue les tympans, j'irai faire un check-up demain. En attendant je tiens le coup, la soirée est pas finie. If you knew just how far I'd travel... Oh mais quoi, qu'est-ce que tu nous fais là ? Les musicos se retirent et tu restes tout seul sur scène ? C'est-y pas mignon ça. Non, je me moque mais j'aime bien ton truc. The dead they don't come back. Et Our Moon n'est pas dans le caniveau, elle brille tout là-haut.

Mais rappelle quand même tes potes, on n'en a pas fini avec vous. Tu me dois un truc Kevin, dépêche, c'est déjà le rappel. Tu joues le mec têtu hein. On te demande The Jester et tu attaques autre chose, mais je t'ai à l'oeil et je te laisserai pas partir comme ça. Ah voilà, tu vois quand tu veux. So where is Arlo now ? One, he was my friend.

C'était le 10 juin 2015 au Marché Gare, j'y étais.


 





 














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Till

lundi 4 mai 2015

The Screws - Shake Your Monkey [2001]


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Ok à mon tour. Alors je te demande à toi, dans la famille Collins je voudrais Mick. Tu l'as ? Super ! Je continue alors. Encore à toi, toujours dans la famille Collins je voudrais...Mick. Non ? T'es sûr ? Ok je pioche. Aaaaaah bonne pioche, regardez, j'ai tiré Mick. C'est donc encore à moi de jouer. Alors je te demande à toi cette fois, dans la famille Collins je voudrais Phil. Non, je déconne, je voudrais Mick. Et tu l'as, c'est parfait, ça me fait une famille. Quoi ? Comment ça je ne peux pas faire une famille avec seulement Mick ? Bien sûr je peux.

Regarde, j'ai le Mick Collins des U-Boats, celui des Floor Tasters. Là le Mick des Gories, celui de Blacktop, celui de King Sound Quartet et des Dirtbombs. Et pour finir celui des Screws. Alors ? Ça fait pas une famille ça ? J'en ai même sept pour le prix de six et sans tricher. Une belle brochette ouais. La Detroit family. Ça te parle Detroit ? Tu sais la grande ville pas loin de Ann Harbor...

Mick Collins donc. Regarde, je les aligne sur la table, ça a de la gueule tout ça non ? Regarde-moi cette collection de groupes. Ça blues, ça rock, ça garage. Ça soul même, faudrait pas oublier que c'est Detroit, Motown et compagnie. Non, non, ça S.O.U.L, fais pas celui qui comprend pas hein. Bref ça secoue. Shake the monkey, comme Peter Gabriel. Non je déconne. Mais vas-y, te gêne pas, Shake it, Baby. Je te vois, Ramona aussi et elle approuve.

Bah voilà, quand on nait noir à Detroit et qu'on aime la musique des blancs ça donne ce furieux mélange. Cocktail explosif, sans sucre, sans paille. Du brut. Si t'attendais le petit parasol sur le verre tu t'es trompé d'adresse. Mais attention, c'est fait avec un goût exquis. Du brut mais du beau.

Tu peux en reprendre un, n'hésite pas, c'est fait exprès c'est 100% reprises. Mick Collins est un dangereux amoureux de rock-blues-soul. Punk blues ? Ouais si tu veux, ça marche aussi. "If you can't dance or fuck to it, then it ain't rock n' roll." C'est pas moi qui le dit c'est Collins himself. Dangereux ce mec je te dis. Mériterait une attention particulière de la NSACIAFBI pour surveiller ses actions subversives.

Du coup tu as mis Baster sur l'affaire pour enquêter ? Ouais je l'ai mis. Tout ce que ce minable a réussi à trouver c'est que la pochette était un clin d’œil à "Miami" du Gun Club. Tu parles d'un tocard ce privé.



01. Story 16 (The Outsiders)
02. Keep On Lovin' Me (Ike Turner)
03. In Case You Need Love (Smokey Robinson)
04. Flip Your Face (James Chance And Contortions)
05. The Storm (Rolling Stones)
06. I See You, Baby (Groove Armada)
07. Ramona Say Yes (Chuck Berry)
08. Betcha Can't Kiss Me (Ike & Tina Turner)
09. Shake It, Baby (John Lee Hooker)
10. Strange Things (arr. by Hendrix) (traditional)
11. If Loving Is Believing (Billy Emerson)
12. I'm Yours And I'm Hers (Johnny Winter)
13. Monkey Doin' Woman (Shy Guy Douglas)
14. I Ain't In The Mood (Donna Hightower)




 LINE-UP :


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Till