GRAND JEU DES BLOGUEURS MANGEURS DE DISQUES - HUITIÈME EDITION
THEME N° 5 - "LET'S GET IT ON !"
Le disque qui vous donne envie de jouer des hanches... et pas pour danser...
Abrégé de Sciences Naturelles - Classe laborieuse
L'évolution des Espèces expliquée aux plus démunis.
Tout le monde le sait, au début il y avait les dinosaures. Enfin, pour être précis, au début il n'y avait rien mais juste après il y a eu les dinosaures. Ils étaient lourds, ils étaient lents, ils étaient mous et esthétiquement, pas franchement réussis, même aux yeux de Gilbert Montagné. Pour tout dire c'était chiant à mourir et d'ailleurs on mourait jeune. Tout le monde s'emmerdait ferme. Les soirées étaient tristes, les radios n'avaient pas encore inventé le are and bee, on entendait que des mugissements lamentables et l'herbe ne leur servait qu'à se nourrir. Et on voudrait me faire croire qu'il y a un créateur derrière tout ça ?
Heureusement, un samedi soir, le Diable inventa le rock'n'roll et tout devint plus gai. Les soirées s'animèrent, la consommation de drogue prit les bons rails et on put enfin pratiquer le sexe dans les endroits les plus appropriés, parcs publics, concerts, banquette arrière des voitures. Ou les trois réunis pour ceux qui fréquentèrent Woodstock.
Les derniers dinosaures disparurent piteusement, étouffés par leur énième triple album live et on vit alors apparaître des espèces nouvelles auxquelles les scientifiques donnèrent les noms les plus étranges : des iguanes, des T-Rex, des Troggs envahissaient les studios et les salles de concert. Les plus grands spécialistes scientifiques, musicologues, rock-criticologues, se lancèrent dans l'étude de ces animaux étranges et ne tardèrent pas à découvrir qu'à la suite d'évolutions et de mutations diverses, ces espèces avaient rapidement disparu pour laisser la place à de nouvelles.
C'est ainsi que l'on découvrit un jour les Ramones, le Clash et encore beaucoup d'autres dont la filiation directe avec les précédentes espèces ne laissait dans la communauté scientifique aucune place au doute. Même chez Descartes, c'est dire. Sex, drugs, rock'n'roll, la Sainte Trinité avait enfin éclairé l'humanité de sa lumière céleste pour les siècles des siècles.
Or, ceci se passait il y a très très longtemps, à une époque que les historiens appellent le punkernaire, et que l'on peut situer aux environs de 20 ans avant Britney Spears. Imaginez qu'en ces temps reculés, les gens ne connaissaient pas internet, n'avaient ni téléphones portables ni twitter. Même pas Facebook. Ce qui ne les empêchait pas de se retrouver régulièrement pour communier au cours de concerts, de gigs, de sets, en partageant la bière sacrée et en s'adonnant à leur danse rituelle : le pogo.
L'histoire était en marche, et avec elle, l'évolution qui ne lachait pas l'affaire, quitte à transformer Billy Idol en marchand de soupe peroxydé. Les générations spontanées succédèrent à Generation X et c'est à la suite d'une évolution, à faire pâlir les Darwiniens les plus convaincus, qu'un beau jour, ou peut-être une nuit, près d'un lac où je m'étais endormi, naquirent The Heartaches.
Sans empiéter sur le domaine de la génétique, qui fera l'objet d'un autre cours, on peut tout de même noter que le groupe se compose de cinq membres, ce qui constitue une anomalie génétique par rapport à la portée classique de cette espèce. En effet, celle-ci se caractérise généralement par des portées de quatre, les portées de cinq présentant souvent un individu déviant qui a la fâcheuse idée de jouer du synthé. Encore plus rarement on trouve des portées de trois, une sous-classe nommée power trio, mais là n'est pas l'objet de cette étude. The Heartaches sont cinq mais chez eux pas de déformation due au chromosome du synthétiseur. Ils sont cinq, c'est tout. Mais laissons-là la génétique, qui n'est finalement que l'acte sexuel agrandi au microscope électronique à balayage, le film de cul pour mal-voyants chez qui né cécité fait loi . Et concentrons-nous sur le fondement de ces cinq individus dont les peines de cœur font mal au cul.
Philosophiquement, la filiation ne fait pas l'ombre d'un doute. Je vous laisse le soin d'analyser le document d'étude, fourni en annexe, pour vous en convaincre. Les préoccupations sont, encore et toujours, centrées autour de la reproduction et de la survie de l'espèce. Je vous rappelle au passage les mots inoubliables de ce grand scientifique qu'est Ted Nugent dans son ouvrage live : survival of the fittest. Quant au disque de The Heartaches, Charles Darwin m'en a dit le plus grand bien, lui qui faillit un jour renoncer à sa théorie après avoir écouté un disque de prog. Les dinosaures étaient, par nature, appelés à disparaitre. Les espèces les mieux adaptées pour survivre, avaient intégré les éléments naturels indispensables à la vie : sex, drugs and rock'n'roll.
01 King Kong Party
02 Dance City
03 Kamikaze Love
04 Prisoner Of Love
05 T.C.F.S.
06 Rock N Roll UFO
07 Deliver My Heart
08 Teenage Love Affair
09 Built For Speed
10 Outta My Head
11 Teenage Hypochondriac
12 Arrows
13 Seven & Seven Is
14 Zooed Out
15 Time
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Till









