jeudi 16 mai 2013

This Heat - This Heat [1979] - Deceit [1981]


THIS HEAT [1979]


La pièce est grande. 10 [dix] mètres de long, 5 [cinq] mètres de large, 5 [cinq] mètres de haut. Surface 50 [cinquante] m². Volume 250 [deux cent cinquante] m3. Au sol, béton brut. Sur les murs, béton brut. En plafond, béton brut. La seule lumière naturelle provient de deux pauvres fenêtres en hauteur, inaccessibles, des jours de souffrance. JOURS DE SOUFFRANCE.

Au plafond quelques luminaires d'atelier distillent péniblement une lumière fade et froide. Température de couleur, 600 [six cents] Kelvins, blanc industriel. Pas de soleil, pas de chauffage, température basse. Froide, froide.

Tout autour de la pièce sont réparties des portes en acier gris sans inscription. 11 [onze] portes en acier. Aucune inscription. Comme dans un remake de Cube, chaque porte mène vers un destin différent. Inconnu, mystère, danger ? Sortie, lumière, liberté ? 11 [onze] portes en acier gris.

Porte 01 : l'obscurité est complète. On entend des sons électroniques de provenance inconnue. Leur résonnance est amplifiée par des dimensions insondables.

Porte 02 : L'obscurité est complète. Au loin, des échos de musique, un groupe post-punk est en répétition. Il fait froid, froid, froid.

Porte 03 : obscurité complète. Plongée dans le vide, espace, cosmos. Incantations d'origine inconnue, paroles incompréhensibles. Froid.

Porte 04 : obscurité complète. Tintinabulement, cloches. Présence humaine ? Pas des cloches, des gouttes d'eau qui tombent et percutent des récipients métalliques. Ploc. Ploc. Ploc. Humidité.

Porte 05 : lumière aveuglante. Des rythmes tribaux emplissent la pièce sans qu'on puisse en voir l'origine. Musique lancinante. Voix quasi-humaine, endroit habité. DE LA VIE.

Porte 06 : semi-obscurité. Bruits  usine, sons  machines. Engrenages, roulements, acier,   machines tournent    suintent huile     vapeur.

Porte 07 : verrouillée. Nouvel essai. Verrouillée.  travers    porte     sons stridents aigüs acides. Verrouillée.

Porte    : obscurité  Bourdonnement  Voix .... lointaines .. choeurs .. étouffés souffle ..... puissant

Porte    : bruit....................bruit...............................................................bruit

Porte    : vue brouillée  ......m s que ..............................................ch nts.....sons d f rm s  *L RT* *L RT* *L RT* ....................5 1......35...................jkljihkghjg@#fdeffsgggggggggggggg

P r t    :  nt nds pl s r  n..... f n



 01. Testcard
02. Horizontal Hold
03. Not Waving
04. Water
05. Twilight Furniture
06. 24 Track Loop
07. Diet of Worms
08. Music Like Escaping Gas
09. Rainforest
10. The Fall of Saigon
11. Testcard


DECEIT [1981]



01. Sleep
02. Paper Hats7
03. Triumph
04. S.P.Q.R.
05. Cenotaph
06. Shrink Wrap
07. Radio Prague
08. Makeshift Swahili
09. Independence
10. A New Kind of Water
11. Hi Baku Sho (Suffer Bomb Disease)


Si vous cherchez un mot de passe, essayez donc downgrade.
Merci aux visiteurs qui laissent une trace de leur passage.

Till

23 commentaires:

  1. Totalement inconnu pour moi... En tout cas, ça commence bien. Merci.

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    1. Ah tu es passé au travers de This Heat ? Je pense que ces disques sont fait pour toi, au moins en partie.

      Charles Hayward, batteur (entre autre) de This Heat tourne en solo avec des machines. Il passe ce soir au Sonic à Lyon. Peut-être vers chez toi aussi...

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    2. Beaucoup aimé This Heat [1979] j'enchaine sur Deceit...
      Il joue ce soir à Marseille mais ce n'est pas à côté... pas d'autres dates...

      Et toi Nomeansno ?

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    3. Et puis merci d'avoir planté une fois de plus le décor...

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    4. De rien, ce blog était en autre un prétexte pour écrire un peu. Évidemment je ne suis jamais vraiment satisfait de ce que je produit.

      De Nomeansno je ne connais que l'album avec Jello Biafra, quelque chose comme The sky is falling down and I want my mummy. Pour le reste je n'ai jamais écouté.

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    5. le live report d'heavy mental ne donne pas franchement envie : http://666rpm.blogspot.fr/2013/05/report-sheik-anorak-charles-hayward-sonic.html

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    6. Effectivement ça m'évite de regretter d'avoir manquer le concert. Je n'y suis pas allé par paresse plus que par empêchement.

      Mais l'avantage de ce live-report c'est que j'ai découvert l'existence de Out of cold storage qui contient en plus des deux albums, un single des débuts que je n'ai jamais pu écouter, quelques inédits et un live de 80/81. Le coffret est très cher mais on peut peut-être le trouver.

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  2. J'ai le souvenir d'avoir écouté Deceit mais pas le souvenir de l'album en lui même, c'était il y a longtemps faut dire... Du coup je vais pouvoir me rafraichir les oreilles, Merci Till !

    Mais un peu déçu quand même, ce n'est pas le post que j'attendais, tu t'en doutes... En plus t'as pas tagué, c'te honte ! ;-)

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    1. Comment ça j'ai pas tagué ? :-)
      Pour This Heat j'avais déjà une idée de ce que je voulais écrire, pour lepostquetuattendais pas tout à fait. Mais ça va venir, quelques jours de patience supplémentaires.

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  3. Tu te mets aux maths, toi aussi ? 11 portes pour 1+1 albums...bienvenue chez JCVD (t'as vu, ça déglingue;-)

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    1. Yep, 11 portes, 1+1 albums de 11 titres chacun. Idéalement j'aurais dû posté à 11h11 mais j'étais à la bourre. :-)

      Et oui j'aime les maths et leur poésie.

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  4. Je me souviens de cette réedition chez RER records.. grande surprise et totale découverte.. "This heat" a eu plus de succès que Deceit.. ta chronique me donne envie de replonger..Merci Till

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    1. Salut Charlu

      Succès très relatif quand même. Les deux albums sont restés ultra confidentiels. Par contre que le premier ait eu plus de succès m'étonne un peu parce que Deceit est tout de même plus abordable.

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    2. Je préfère le premier... plus surprenant... plus proche de ce que j'aime tant chez Can...

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    3. Moi j'aime les deux, tout dépend de l'ambiance dont j'ai envie. Je trouve Deceit plus facile d'accès parce que plus "musical" mais le côté brut, bruitiste du premier me convient bien aussi.

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  5. Je pense que tu es mûr pour ce livre:
    http://www.cafardcosmique.com/La-maison-des-feuilles-de-Mark-Z
    Sans le savoir tu as pratiquement décrit cette maison organique, absente de toute dimension, aux nombres et tailles de pièces toujours en mouvement. Mur gris, lumière peu conquérante.
    Résultat, moi qui recherche de la couleur, du soleil... Non, je ne suis pas prêt.
    Plutôt penché vers une pop psychédélique dont l'arrivée balaiera toute les musiques étouffantes...
    http://www.lesinrocks.com/2013/05/13/musique/avant-premiere-labum-grandiose-dorval-carlos-sibelius-en-ecoute-11394401/
    A suivre ;-)

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    1. Je suis plus que mûr, j'ai lu ce livre il y a plusieurs années. J'ai d'ailleurs prévu de le relire. Il est important de lire une version complétée par les appendices notamment la correspondance avec la mère du personnage qui donne un éclairage important sur le livre. Dans la forme et dans le fond c'est un livre extraordinaire, contrairement à celui qui a suivi qui était un exercice forcé.

      J'ai commencé le texte sans penser à La maison des feuilles mais le lien m'est venu à l'esprit à un moment donné.

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    2. Bravo, car j'ai moi manqué de curiosité et ne savais pas qu'il avait tenté d'écrire un autre livre... Même volonté d'originalité? C'est ça que tu nommes exercice forcé?

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    3. Vu la forme incroyable du premier roman il s'est senti obligé à la surenchère sur le second. revOlution raconte la même histoire vue par les deux personnages principaux : il faut lire la version du mec du début vers la fin et celle de la fille de la fin vers le début en retournant le livre. En plus il faut lire 12 pages de l'un puis 12 pages de l'autre. La taille des caractères varie du grand au petit en avançant dans l'histoire. Et comme l'histoire est compliquée, que ça oscille entre le road-movie et le délire junkie façon Le festin nu de Burroughs, ça rend l'exercice de lecture très ardu. A la moitié j'ai décroché.

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  6. OK, noté... A la médiathèque je n'avais pas eu entre les mains la version couleur de "La Maison.." pas facile quand tu décides de jouer le jeu des décrochages puis de revenir où tu pensais avoir décrocher...

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    1. Oui je me souviens que mon exemplaire a des mots en bleu, mais je ne me rappelle plus du sens du code couleur. Par contre je me souviens très bien des notes de bas de page qui parfois occupent plusieurs pages, de la lecture à rebours de certains passages et de la densité très très variable du texte. Et la forme était vraiment au service de l'histoire. Un bel OVNI littéraire.

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  7. Réponses
    1. Hola cabron toi-même.
      De rien, c'est à moi que ça fait plaisir hein.

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